mardi 23 juin 2015

Copa America 2015 : Le point avant les Quarts, le Chili s'est fait tout beau

Tu boudes Aranguiz?


     Trop occupé à regarder la Coupe du Monde Féminine? Aveuglé par les ahurissants 35 millions du transfert de Kondogbia? Encore paralysé après avoir appris la mort de John Snow? En tout cas t'as pas suivi la Copa America, et maintenant t'es tout perdu. Alors voici un petit débrief !


Groupe A : Chili - Equateur - Mexique - Bolivie


Chili 1er (7pts) : Le pays hôte a démarré SA Copa tambour battant, le titre est son objectif et il a fait savoir a tout le monde qu'il n'était pas là pour servir des coupes de Concha y Toro en souriant. 10 bouchons de liège en 3 matchs, les hommes de Jorge Sampaoli ont fait péter les bouteilles, et avec la manière : hormis le petit accroc mexicain à mi-parcours (3-3), la Roja a déroulé face à l'Equateur (2-0) mais surtout face à la Bolivie (5-0), notamment grâce à son chevelu maitre à jouer, Jorge Valdivia, un régale de numéro 10. En parlant de bouteilles, la vedette Vidal en a légèrement abusé et a crashé sa grosse "feurarirouge". Quelques excuses publiques larmoyantes plus tard, le voilà absout de ses pêchés. Bah ouais, comme si nous on allait virer Pogba en plein pendant l'Euro pour une petite biture...

Bolivie 2e (4pts) : L'une des habituelles victimes footballistiques du continent latino-américain s'est rebellé ! Grâce à la gouache de son petit meneur de jeu, el Chumacero, un croisement entre une indienne de l'Altiplano et Schweinsteiger (résultat étonnant), et le leadership de sa vedette, l'adonis au triple M, Marcelo Martins Moreno, los Verdes ont montré un chouette visage. D'abords un nul qui méritait peut être mieux face aux mexicains, puis une victoire cruciale face à l'Equateur par 3 buts à 2, marquée par une première mi-temps référence. Leur première victoire dans la compétition depuis 18 ans ! Bon... on passera sur le violent retour sur terre après la déroute face aux Chiliens...

Equateur 3e (3pts) : Le mondialiste 2014 a déçu. Dans un groupe largement à sa portée, dans une compétition où les deux meilleurs 3e sur 3 groupes se qualifient, cette élimination au premier tour est un crash aussi monumental que celui d'Arthuro Vidal. Sans Antonio Valencia mais avec Enner, les équatoriens ont tout perdu lors de cette première mi-temps catastrophique face aux boliviens. Une absence fatale et une grosse remise en question.

Mexique 4e (2pts) : Plus le temps passe, plus on se demande si le Mexique sait réellement ce qu'il fout dans cette coupe. Membre de la CONCACAF et non du CONMEBOL, les aztèques sont invité depuis 1993 en tant que grand pays de football d'Amérique Latine, et si ils ont décroché quelques résultats par le passé, on a franchement l'impression que le trophée ne les intéresse plus. C'est en effet la seconde fois que le Mexique envoie une équipe A' au charbon après la Copa 2011. S'ils ont été bien braves, notamment face au Chili, le niveau affiché n'a encore une fois pas été suffisant. Peut être que le nouveau projet de Coupe de toutes les Amériques, les motivera...

Groupe B : Argentine - Uruguay - Paraguay - Jamaique


Argentine 1er (7pts) : Messi, Aguëro, Di Maria, Tévez, Pastore, Mascherano, Higuain... une armada. Les argentins sont les grands favoris au titre continental, ils le savent, jouent en conséquence, faisant le boulot histoire de se mettre tranquillou devant au tableau d'affichage, avant de lever le pied en fin de match et de se faire quelques petites frayeurs (cf. le Paraguay qui arrache un nul dans les dernières secondes). Bref, la phase de groupe était une formalité, et ils l'ont passée comme telle. Sur le terrain, Javier Pastore sort pour le moment du lot en prenant ses responsabilités dans la création du jeu, voilà qui fera plaisir aux nostalgiques de Riquelme.

Paraguay 2e (5pts) : Le tout était donc de faire un résultat contre la bande à Lionel pour gauler la seconde place. Ce que les hommes de Ramon Diaz on fait avec sérieux. Absents du mondial brésilien, à la peine sur le continent depuis cette finale lors de la dernière Copa America, les guaranis se sont refait la cerise. C'est donc un effectif de vieux briscards qui s'est battu jusque dans le temps additionnel pour ramener un point contre l'Argentine, après avoir été mené 2 à 0, grâce à un but du nouveau joueur de Palmeiras, Lucas Barrios. Lulu te salue Loulou.

Uruguay 3e (4pts) : la commando de guerriers du Général Oscar Tabares, s'est pointé au Chili sans Luis Suarez, encore suspendu pour avoir confondu l'épaule de Chiellini avec un bife chorizo... Et autant vous dire que sans l'attaquant carnassier, la tâche s'annonce compliquée. Qualifiés en ayant marqué 2 petits buts, pas plus d'un par match, tout semble reposer sur Edinson Cavani qui ressemble pour le moment au joueur que l'on a connu cette hiver à Paris... pas vraiment matador donc. Les choses ne devraient pas s'arranger puisqu'il risque de quitter la sélection ces prochains jours, pour s'occuper de son père, accusé d'homicide après avoir ôté une vie en provoquant un accident de voiture en état d'ébriété. Moins marrant, que l'écart de Vidal pour le coup.

Jamaique 4e (0pts) : Invités, pas ridicules, sympas, souriants, la plus africaine des équipes caribéennes, selon Cavani, a passé un agréable séjour au Chili et est repartie avec des selfie bien mérité avec Leo Messi. On attend la carte postale.

Groupe C : Brésil - Colombie - Pérou - Vénézuela


Brésil 1er (6pts) : Bon... le Brésil... on va éviter de tirer sur l'ambulance et parler de cette jolie première période face aux vénézuéliens, portée par un Robinho aux jambes de feu. On pourrait également parler de... hum... On va surtout arrêter de se mentir, les auriverdes sont actuellement dans une période plus que délicate de leur glorieuse histoire. Période sombre dont le seul phare semble être le joyaux Neymar, qui se débat dans un désert d'animation offensive. L'attaquant, promu capitaine après la Coupe du Monde, a malheureusement céder à la pression lors de la défaite contre la Colombie : bagarre avec Carlos Bacca + mots doux à l'homme en noir = suspension de 4 matchs et adieu le Chili, n'ayant plus aucune chance de disputer un match. Sans Neymar, cette équipe est quasi banale et ça ne sera probablement pas suffisant pour aller au bout.

Pérou 2e (4pts) : Discrets, sérieux, les péruviens attrapent une belle seconde place sans réellement faire parler d'eux. Profitant des égarements des deux gros poissons du groupe, Brésil et Colombie, qu'ils ont tout deux fait douter, les Incas se qualifient sans trop stresser mais en aucun cas sans démériter. Mention spéciale pour le vétéran Lobaton, qui a tenu la baraque au milieu de terrain.

Colombie 3e (4pts) : Désinvolture? Fatigue? Doute? Bon c'est probablement un peu de tout ça qui aura fait la Colombie se qualifier ric-rac pour les quarts. Certes James apparait usé par sa belle saison madrilène, certes Falcao fait de la peine à voir tant le tigre ressemble actuellement à un chaton, mais la première partie de la victoire face au Brésil les a démasqué : les cafétéros sont capables de développer un jeu technique, tactique et plein d'intensité. C'est ce visage là qu'il faudra montrer en quarts pour se fader les danseurs de tango.

Vénézuela 4e (3pts) : Il n'y aura donc pas de nouvel exploit pour la Vinotinto, qui avait atteint les demi-finales de la Copa America pour la première fois de son histoire en 2011. Et c'est bien dommage, car elle est sympa cette équipe animée par Arango, Rondon, Rincon et le nantais Vizcarrondo. Mais le niveau qui entoure ces quelques cadres est bien trop bas pour prétendre à mieux. Ce n'est pas faute d'avoir joué le jeu jusqu'au bout, toutes les équipes étant à 3pts avant la dernière journée. Les vénézuéliens repartent avec les honneurs et un coup franc plein de panache de Juan Arango dans les cages brésiliennes.

Les choses sérieuses commencent avec les quarts, qui débuteront mercredi 24 :

Chili - Uruguay (24/06)
Bolivie - Pérou (25/06)
Argentine - Colombie (26/06)
Brésil - Paraguay (27/06)

mercredi 17 juin 2015

Brésil : Ronnie ne veut pas briser les coeurs

Foot & Calins

     Interrogé au sujet des rumeurs qui l'envoient du côté de Cruzeiro, R10 a mis les choses au clair.


     Au Mexique rien de nouveau, Ronaldinho est toujours persona non grata dans son club actuel de Queretaro, qui souhaite son départ. Son entraineur, Victor Vucetich l'a déclaré : "Nous avons besoin de joueurs en progression, et non en perte de vitesse". Le divorce est d'autant plus évident que les gallos mexicains ont atteints la finale de la Clausura 2015 en se passant, la plupart du temps, des services de l'artiste. Bref, tout cela, on le savait déjà.

La nouvelle, c'est la réaction de Ronnie aux rumeurs qui le renvoient depuis quelques mois à Belo Horizonte, du côté de Cruzeiro cette fois-ci, grand rival de l'Atlético Mineiro où le prodige avait brillé de 2012 à 2014 :

"Je me vois difficilement avec le maillot de Cruzeiro. Je suis reconnaissant de l'affection que les supporters de Cruzeiro ont toujours eu pour moi, le respect, mais mon histoire à l'Atlético et la manière dont les supporters m'ont embrassé (sic) font que cela sera difficile."

Ronaldinho, de l'amour plein les pattes, de l'amour plein le coeur... Bon sinon, y a vraiment QUE l'AC Boulogne-Billancourt qui est intéressé ?

Source :
http://espn.uol.com.br/noticia/519172_por-respeito-ao-atletico-mg-ronaldinho-rejeita-jogar-no-cruzeiro

mardi 16 juin 2015

Transfert : Lucas Barrios, l'Amérique lui va si bien

Barrios/Vizcarrondo, comme un air de Nantes/Nicollin FC


     30 berges, argentin naturalisé... paraguayen, réputé sur 3 continents différents : Lucas Barrios a déjà une carrière bien remplie. En bout de course en Europe, il pourrait bien se lancer dans un nouveau défi du côté du Brésil.


     La Pantera va bien, merci pour elle. Après une saison, d'abords hésitante, puis tout en démonstration de quel bois il se chauffe du côté de la Paillade du vieux Loulou, Lulu s'en est allé disputer la Copa America 2015 au Chili avec ses potes guaranis. Il s'est d'ailleurs distingué dès le premier match en inscrivant, à la 90e, un cruel but égalisateur face à... l'Argentine, son pays natal. HA le traitre, HA le saligaud.  Oui mais voilà, Lulu semble en bout de course sur le vieux continent, le Spartak Moscou et la Sainte Mère Russie ne veulent plus de lui.  

     Ayant déjà bourlingué en Chine pour ce qui est de l'exotisme asiatique, l'attaquant paraguayen se tourne vers les hermanos latinos pour continuer à tâter de la chique. Du côté du Mexique comme la Roche Sainte Croix? Que nenni. L'Argentine? On va éviter. C'est en fait au Brésil que Lucas va probablement déposer ses valises. Un pays encore vierge de ses prouesses. 

     Si Cruzeiro s'est, un moment, placé sur la bonne affaire, c'est Palmeiras qui tient la corde pour attirer le buteur sous son pavillon vert. Et O Porco s'active : son directeur en personne, Alexandre Mattos, multiplie les voyages et les coups de fil pour conclure l'affaire. Si l'équipe de São Paulo précipite autant les choses, c'est tout simplement par crainte de voir une offre européenne plus alléchante débarquer, en cas de grosse prestation de Lulu en Copa America. 

Si du côté de l'Allianz Parque, on croise les doigts pour voir le crack arriver, à Asuncion on prie déjà pour le voir planter...

Source :
http://www.superesportes.com.br/app/1,137/2015/06/16/noticia_palmeiras,312636/alexandre-mattos-viaja-para-garantir-a-contratacao-de-lucas-barrios-pelo-palmeiras.shtml

mercredi 3 juin 2015

Brésil : Un drone survole Corinthians/Palmeiras

Mario n'en a pas l'air, mais il est hilare

     Quelque soit l'endroit sur le globe, quelque soit son utilisation, le drone est en vogue. Dans les stades, il a servit ces derniers temps à se fiche allègrement de la margoulette de l'équipe rivale, comme ça a été le cas dimanche dernier à São Paulo où les Corinthians recevaient Palmeiras.


     Petit rappel des faits. Les 6 puis 13 mai dernier, les blancs et noirs du S.C. Corinthians se font éliminer en huitième de la prestigieuse Copa Libertadores par les Guaranis, un club paraguayen sans grande histoire continentale, sur un score cumulé de 3 pincanhas à zéro. Petite dédicace, à notre ami Cassio, gardien de l'escouade brésilienne qui avait fait l'objet d'un article de Bola Latina, auteur à l'aller d'une jolie boulette.

HoHoHo
Ce dimanche, pour le compte de la 4e journée du championnat national, les corinthiens recevaient le club de Palmeiras, l'un des rivaux honnis avec qui ils se partagent les coeurs paulistanos. Ce derby fût un réel chemin de croix pour les résidents de l'estadio Itaquera car, non seulement le Verdão l'a emporté 2 à rien avec la manière, mais en plus ils ont été les victimes d'une bonne grosse vanne des torcedores de Palmeiras : Un drone a survolé le stade avec, accroché à sa structure, le maillot noir et jaune des paraguayens de Guaranis affublé d'un autocollant sur lequel on pouvait lire "HaHaHa". Troll, LOL, XPTDR, on en passe et des plus 2.0.

     Le petit objet volant est actuellement bien au chaud dans les locaux de Mario Sergio Oliveira Pinto, délégué de la Police de Répression des Délits d'Intolérance Sportive (ouais, carrément). Interrogé par uol.esporte, l'officiel, un brin caustique, déclare toujours attendre que le propriétaire de la bestiole motorisée lui fasse un signe, pour pouvoir lui rendre son joujou en l'échange d'une nota fiscal, soit une preuve de paiement chez les auriverdes. Mario, visiblement doté du sens de l'humour et de la notion de relativité, ajoute d'ailleurs qu'à ses yeux il ne s'agit là que d'une blague de bon aloi et qu'en aucun cas cela ne peut représenter un délit.

Bon. Mais Mario, si il s'accorde volontienrs ce sourire en repensant à l'épisode, n'est tout de même pas la pour amuser la galerie. Il annonce donc par ailleurs que, si l'acte ne représente en rien un trouble de l'ordre publique, il reste cependant très dangereux pour les spectateurs présents au stade ce week-end : L'objet pèse environ 2kg et aurait pu blesser quelqu'un lors de sa chute. Cette dernière a eu lieu lorsque le drone a percuté les loges, heureusement sans faire de mal à qui que ce soit. L'Agence Nationale d'Aviation a donc été contactée pour en savoir plus quant aux autorisations de vol dans ce cas de figure.

     En attendant, le petit rigolo, qui n'aurait pas pu opérer depuis l'intérieur de l'enceinte sportive selon le service de sécurité, n'a toujours pas donné signe de vie. S'il est un jour retrouvé, il s'en sortira probablement grâce au manque de législation concernant les drones.

Alors? CéKikaféssa?

Source :
http://esporte.uol.com.br/futebol/ultimas-noticias/2015/06/03/delegado-quer-devolver-drone-que-caiu-no-itaquerao-se-dono-trouxer-a-nota.htm?cmpid=fb-palmeiras

jeudi 28 mai 2015

Mexique : Pépé Marquez n'a pas dit son dernier mot

"Hé, hé ! Salut les jeunes !"


     Papi Marquez facture désormais 36 printemps, une belle carrière et un sympathique palmarès. Là où certains s'en contenterait largement, le natif de Zamora (Michoacan, Mexique) ne semble pas totalement rassasié.


     Le patron de la sélection mexicaine, Miguel Herrera, a donné son verdict : El Tri comptera bien sur son vieux briscard pour la Copa America chilienne cet été. Il faut dire que Rafa en a encore dans le réservoir. 

Au sortir d'un mondial brésilien plutôt satisfaisant, si on lui pardonne cette faute aussi contestable que fatale sur Robben en 8e, le joueur a enchainé sur un retour convaincant en Europe sous les couleurs du Hellas Verone. 

Aux côtés de Lucas Toni, il termine la campagne 2015 du club du nord de la botte avec 25 titularisations dans les crampons et le maintien assuré pour l'équipe promue. "Ma saison a été positive, mais je pense que je peux donner encore plus (...) il me reste encore un an de contrat avec Vérone." analyse-t'il.
Le swag aztèque

Et avec la sélection mexa? Même topo. "Je pense que je peux donner encore plus (pour le Mexique), pour moi c'est une occasion importante, et là (après la Copa America) nous verrons si je renonce pour l'année prochaine (sic)." 

     Á Bola Latina, on veut bien qu'il joue jusqu'à quarante balais, mais à une seule condition : qu'il retrouve sa légendaire queue de cheval !

Source :
http://futbol.univision.com/seleccion-nacional/article/2015-05-24/rafael-marquez-analizara-el-retiro-tras-copa-america#axzz3bSp9nk7v
http://www.sdpnoticias.com/deportes/2015/05/27/mi-temporada-fue-positiva-asegura-rafa-marquez  

mercredi 27 mai 2015

Argentine : De nouvelles scènes de violence chez les Che'

Jeu de mains, jeu d'argentin !

     Le sulfureux dernier Boca/River en date a, malheureusement, fait des émules. Ce coup-ci c'est à Mendoza que le barzouin a eu lieu.


     La rencontre qui opposait ce dimanche le Godoy Cruz de Mendoza et le Belgrano de Cordoba, ne fût en aucun cas une partie de gentleman. Et pour le coup, les barras bravas sont hors de cause. Enfin en partie, elles ont tout de même su se distinguer au cours du match, sinon c'est pas rigolo. Non, en ce jour saint, ce sont les joueurs eux-même qui ont foutu le souk dans le rectangle vert. 

     Alors que Godoy s'acheminait vers une victoire étriquée par un but à zero, les dernières minutes furent le théâtre de quelques actions de jeu exagérément dures sur l'homme et autres attentats condamnables. Comme bien souvent c'est dernier temps dans le football Che', la violence a appelé la violence, et, dès le coup de sifflet final, les deux effectifs ont joué des poings lors d'une échauffourée déconcertante. 

Pis, alors que cette session d'argentino smash bros mélée continuait dans les entrailles du stade Feliciano Gambarte, la police de Mendoza, responsable de la sécurité ce soir là, est semble-t'il intervenue de manière peu orthodoxe. Le défenseur de Belgrano Claudio Perez dénonce : "La police nous a coincé dans le vestiaire et a tiré du gaz lacrimogène!", des propos appuyés par ceux du vice-président Abraham Rufail et de l'ensemble de l'effectif des Piratas. L'information sera d'ailleurs confirmée et assumée par le chef des forces de l'ordre, Juan Carlos Caleri, qui a déclaré avoir eu recours à ces méthodes musclés pour calmer ce qu'il nomme "les émeutiers".

      Outre le goût visiblement prononcé qu'ont les argentins pour les lacrimo', une peu flatteuse information peut être tirée de ces évènements. Entre le consternant spectacle offert par le superclassico du 13 mai  et les nombreux mauvais gestes, dans le jeu, observés sur les terrains depuis un certain temps (cf. Centurion en janvier), le constat est clair : Il y a un réel problème de violence dans le football argentin.

Source :
http://www.futbolargentino.com/primera-division/noticias/sdi566/116029/futbolistas-de-belgrano-denuncia-agresion-de-la-policia
http://www.tycsports.com/noticias/La-violencia-dijo-presente-en-Godoy-Cruz-Belgrano-20150524-0037.html

mardi 26 mai 2015

Brésil : Le São Paulo FC recrute un gringo

Ho ! Le gros écussons !

     C'est officiel : Finit les rumeurs, l'incertitude et surtout l'intérim de Milton Cruz, qui part tout de même avec un bilan de 6 victoires, un nul et 3 défaites. Le São Paulo FC a annoncé l'arrivée prochaine du Colombien Juan Carlos Osorio au commande de l'équipe. Juan Carlos qui?


Petite carrière, grandes études


     Juan Carlos Osorio, colombien de son état, sera donc le remplaçant officiel de Muricy Ramalho qui a quitté le club, plus ou moins à l'amiable, il y a quelques mois. Si on ne sait pas encore quand le mister fera sa première apparition sur le banc du Morumbi, on sait en revanche qu'il fut un milieu de terrain anonyme du non moins anonyme Deportivo Pereira dans les années 80. Il stoppera d'ailleurs rapidement sa carrière à cause d'une grave lésion au genou. 

C'est un peu léger comme expérience professionnel nous direz vous. Certes. Mais JC est un gros bosseur, un vrai rat de bibliothèque ! Il va donc partir outre-atlantique pour obtenir une licence d'entraineur UEFA, un diplôme de gestion technique délivré par la fédé hollandaise, puis un dernier en science du football à Liverpool. Le type était donc fait pour le tableau noir.

De bon élève à bon prof'


     Jean Charles va faire ses armes dans la perfide albion, mais pas auprès de n'importe qui : de 2001 à 2006, il sera l'assistant de Kevin Keegan alors à la tête d'un Manchester City dépourvu de financements orientaux. Il débuta après cet apprentissage sa carrière solo, d'abords à la maison, chez les Millionarios de Bogota, ensuite au nord du Rio Grande où il dirigera les Chicago Fire et les Red Bulls NY. Suivront Once Caldas, Puebla (Mexique) et enfin, l'Atlético Nacional de Medellin, sa vrai réussite.

A Medellin, Osorio va remanier la philosophie des Verdolagas en à peine 3 saisons. A la manière de Bielsa, JCO restructura l'Atlético en stimulant sa formation alors que le club fonctionnait depuis plusieurs années en s'appuyant sur des baroudeurs ou des gloires passées. Travail qui porta ses fruits puisqu'avec le scientifique du ballon rond aux manettes, les verts vont récolter 6 titres nationaux (3 championnats, 2 coupes et une supercoupe) et une finale de Copa Sudamericana, perdue face à River Plate, en décembre 2014. Compétition lors de laquelle Juan Carlos et sa bande avaient sorti en demi finale : Le São Paulo FC !

     Le président du SPFC a été clair sur son idée de changer la philosophie du club en se basant sur la formation, et à ses yeux, Osorio est la personne idoine. En attendant, Juan Carlos doit déjà être en train de réviser...