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mercredi 27 mai 2015

Argentine : De nouvelles scènes de violence chez les Che'

Jeu de mains, jeu d'argentin !

     Le sulfureux dernier Boca/River en date a, malheureusement, fait des émules. Ce coup-ci c'est à Mendoza que le barzouin a eu lieu.


     La rencontre qui opposait ce dimanche le Godoy Cruz de Mendoza et le Belgrano de Cordoba, ne fût en aucun cas une partie de gentleman. Et pour le coup, les barras bravas sont hors de cause. Enfin en partie, elles ont tout de même su se distinguer au cours du match, sinon c'est pas rigolo. Non, en ce jour saint, ce sont les joueurs eux-même qui ont foutu le souk dans le rectangle vert. 

     Alors que Godoy s'acheminait vers une victoire étriquée par un but à zero, les dernières minutes furent le théâtre de quelques actions de jeu exagérément dures sur l'homme et autres attentats condamnables. Comme bien souvent c'est dernier temps dans le football Che', la violence a appelé la violence, et, dès le coup de sifflet final, les deux effectifs ont joué des poings lors d'une échauffourée déconcertante. 

Pis, alors que cette session d'argentino smash bros mélée continuait dans les entrailles du stade Feliciano Gambarte, la police de Mendoza, responsable de la sécurité ce soir là, est semble-t'il intervenue de manière peu orthodoxe. Le défenseur de Belgrano Claudio Perez dénonce : "La police nous a coincé dans le vestiaire et a tiré du gaz lacrimogène!", des propos appuyés par ceux du vice-président Abraham Rufail et de l'ensemble de l'effectif des Piratas. L'information sera d'ailleurs confirmée et assumée par le chef des forces de l'ordre, Juan Carlos Caleri, qui a déclaré avoir eu recours à ces méthodes musclés pour calmer ce qu'il nomme "les émeutiers".

      Outre le goût visiblement prononcé qu'ont les argentins pour les lacrimo', une peu flatteuse information peut être tirée de ces évènements. Entre le consternant spectacle offert par le superclassico du 13 mai  et les nombreux mauvais gestes, dans le jeu, observés sur les terrains depuis un certain temps (cf. Centurion en janvier), le constat est clair : Il y a un réel problème de violence dans le football argentin.

Source :
http://www.futbolargentino.com/primera-division/noticias/sdi566/116029/futbolistas-de-belgrano-denuncia-agresion-de-la-policia
http://www.tycsports.com/noticias/La-violencia-dijo-presente-en-Godoy-Cruz-Belgrano-20150524-0037.html

jeudi 23 avril 2015

Argentine : Dybala ira à Boca

"Sérieux?! Y a churrasco ce soir?"

Un jour. Un jour, Paulo Dybala ira à Boca. Que les supporters parisiens et l'ami Nasser se rassurent, le jeune attaquant de Palerme continuera d'abords sa quête de gloire sur le vieux continent.

Le coeur en Sicile, les racines à Boca


     Il l'a d'ailleurs explicitement confié à la Gazzetta dello Sport : "Il reste du temps [avant de venir à Boca]." avant d'ajouter à propos de son club actuel, l'US Palermo : "Ce sera toujours ma maison, et si un jour je dois l'affronter, jamais je ne célèbrerai mon but.". Après ces mots, la messe semble être dite à propos de son passage sicilien, Paulo se voit manifestement arborer d'autres couleurs pour là saison prochaine. Où donc? On laisse volontiers ce travail d'investigation à Foot365 et Foot Mercato qui se feront un plaisir de suivre ce feuilleton estivale avec assiduité. Bon allez juste pour info : On parle de la Juventus, du PSG et de Chelsea pour accueillir le natif de Cordoba.

     Cordoba, sa ville de naissance, son club formateur, l'Instituto de Cordoba, et bien entendu, toute sa famille. Alors au fait Paulo, pourquoi Boca? "Mon papa, qui est décédé il y a 5 ans, était hincha et me l'a transmis [l'amour Xeneize].". L'héritage des couleurs et de la passion, la vache, c'est beau ça Paulo.

L'international patient


     Le jeune prodige s'est également exprimé au sujet de son avenir avec l'Albiceleste du tonton Tata, qui selon le joueur, est venu s'entretenir avec lui en personne dans les vestiaires palermitains après une récente rencontre face au Genoa. Monsieur Martino lui aurait causé de choses et d'autres avant de lui donner quelques conseils. Assez pour faire naitre quelques jolies étoiles dans les yeux du gars Dybala qui relativise pourtant auprès du journal transalpin aux feuilles roses : "La Copa America est en juin, dans quelques mois, peut être que c'est encore trop tôt pour moi. Je suis jeune et il y a [déjà] beaucoup d'attaquant qui ont énormément travaillé pour gagner leur place (...) le plus important c'est que Palerme gagne.". 

     Pour le moment, Paulo est de la trempe de ceux qui ont les pieds sur terre et la tête sur les épaules. Une espèce qui se fait rare...

Sources : 
http://www.goal.com/es-ar/news/4442/argentinos-por-el-mundo/2015/04/22/11037332/dybala-me-gustar%C3%ADa-ir-a-boca

mercredi 25 février 2015

Argentine/Brésil : Pour N. Lodeiro, Boca est plus grand que les Corinthians

Lodeiro en plein blasphème : "Je dis pas ça pour vous plaisir, wallah j'ai juré!" 

Le monde du Football a toujours adoré les battles entre brésiliens et argentins. Et que « moi j’ai tant de Coupe du Monde », et que « oui mais moi j’ai plus de Libertadores », et que « O rei Pelé, caralho ! », et que « El Pibe Maradona, boludo ! ». Nicolas Lodeiro, uruguayen de son état, se permet d’arbitrer un fight de grandeur entre Boca Junior et les Corinthians.


Sincère ou aigri ?


« Boca est l’un des plus grands clubs du monde. Et je ne dis pas cela pour faire bien. Jouer à la Bombonera c’est spécial, n’importe quel joueur peut le dire. Ça peut paraître une formule toute faite, mais Boca, c’est Boca. (…) J’ai été aux Corinthians, mais Boca est plus grand. Je n’ai aucun doute. »
Bambo Clash !!! Lâcherait Lord Ko’ en pareille occasion. Tout est dit. Bon avec un brin d’objectivité, on pondérera les propos du joueur charrua sur deux points. Tout d’abords, il faut préciser que son passage au Timão ne fut pas franchement une grande réussite : 11 apparitions pour aucun buts, les stats sont douloureuses pour un joueur offensif international. Ensuite le petit Nicolas vient d’être transféré de l’équipe de São Paulo au club de Buenos Aires, et même s’il nous soutient mordicus que ses propos sont d’une neutralité toute helvétique, on ne peut s’empêcher de penser qu’il flatte ici l’orgueil de ses nouveaux supporters.


Une histoire d'amour qui commence bien


M’enfin cela ne nous interdit pas de lui souhaiter le meilleur pour ce nouveau défi chez les xeneizes. D’autant que cela semble lui tenir à cœur : « Depuis que j’ai parlé avec lui (le président de Boca, Rodolfo Arruabarrena), fin décembre, j’avais envie de venir. Je ne pouvais arrêter de penser à ça. J’étais très excité en imaginant ce que je vis aujourd’hui. »
Et l’on moins que l’on puisse dire, c’est que les argentins lui rendent bien cet amour, puisqu’ils lui ont tout simplement confié le mythique numéro diez des bleus et jaunes, laissé vacant par… Juan Roman Riquelme. Un cadeau empoisonné contre lequel se vaccine d’entrée de jeu l’uruguayen : « J’ai toujours regardé Roman, durant toute ma carrière. Pour moi c’est un honneur. Mais je ne suis pas comme lui, même si c’est beau de revêtir le numéro 10. Je ne suis pas un créateur, je ne me sens pas comme cela. (…) S’ils me placent comme créateur, je ferais mon travail, mais ce n’est pas comme cela que je me définis. »


En attendant une éventuelle rencontre en Copa Libertadores : Boca 1, Corinthians 0, but de Nicolas Lodeiro.

Source :
http://globoesporte.globo.com/futebol/futebol-internacional/futebol-argentino/noticia/2015/02/lodeiro-explica-ida-para-o-boca-juniors-e-maior-que-o-corinthians.html?utm_source=Facebook&utm_medium=Social&utm_content=Esporte&utm_campaign=globoesportecom

mardi 27 janvier 2015

Excès d'éloges et faux requiem



     Juan Roman avait tout pour lui et il a tout gâché. Prenons le temps de la réflexion : il y a eu une foule de joueur de son acabit, de grands talents, dont la carrière n’est en réalité pas un franc succès,  jalonnée de « aurait pu », « aurait du ». Riquelme est un rêve de hippie, l’idolâtrer revient à confesser un cruel manque de compréhension du football moderne.

    Les gens désirent voir des joueurs de haut niveau évoluer ensemble, pour affronter d’autres joueurs de haut niveau. Ils paient pour cela. Les salaires d’aujourd’hui se justifient d’ailleurs par cette volonté du public d’assister à un grand spectacle. Là où les présidents de club sont des promoteurs de show, les joueurs sont des gladiateurs. Ainsi ces derniers se doivent de tout mettre en œuvre dans le but de satisfaire le peuple des stades. Cela passe par les grands championnats européens. L’Angleterre, l’Espagne, L’Allemagne, l’Italie, même en déclin, sont les surfaces de jeux les plus regardées de la planète. Il faut se rendre à l’évidence : le beau football, celui qui vous en met plein les mirettes, celui des gagnants, se trouve sur le vieux continent. A quoi bon s’esquinter à regarder des championnats exotiques vidés de tout leurs talents, les rencontres qu’ils proposent sont la majeure partie du temps des purges technique et tactique sans intérêt. En ratant son passage espagnol et en se complaisant dans son cocon de Boca, Juan Roman Riquelme a fait preuve d’égoïsme, privant le monde d’un talent annoncé prometteur, et de lâcheté, en refusant de se confronter aux autres vedettes mondiales.

     Et quel talent ? Après tout, Juan Roman Riquelme n’a que très peu été présent sur les listes de nominés au Ballon d’Or – 3 fois en tout : 14e en 2005, tout juste sélectionné en 2006 et 14e en 2007 – et son palmarès est vierge de tout trophées majeurs. Hormis ses distinctions sur le continent sud-américain, les titres en clubs se limitent à une coupe Intertoto 2004 avec Villarreal. Heurtebis, Goussé, Delfim et Olembe en comptent autant… Quant à la sélection, l’or Olympique de 2008 pourrait faire illusion si l’on ne concède pas que la performance de l’albiceleste en Chine est avant tout l’œuvre de la génération Messi-Di Maria-Aguëro, génération qui a su amener l’Argentine en finale de Coupe du Monde, elle. L’on peut également noter que beaucoup de ses contemporains argentins, de niveau international, sont partis sans recevoir autant d’éloges. Qui était là pour ajouter son mouchoir à l’heure des retraites de Verón, Crespo, Lopez, Sorin, Heinze et Gallardo ? Où sont passés les articles larmoyants et les vidéos best-of ? Ses fuoriclasses, qui eurent au moins le courage et les capacités nécessaires pour s’imposer dans les grandes équipes européennes, ont eu une carrière tout aussi intéressante que la sienne, souvent bien plus complète même. Comme eux, Aimar partira bientôt, sans bruit, sans reconnaissance.

    Juan Roman Riquelme est un fantasme d’idéaliste, une fantaisie pour esthète, une utopie, un mensonge. Riquelme, c’est un football archaïque, passéiste. Le football est quelque chose de sérieux, lui ne l’a jamais considéré comme tel. Les grands joueurs gagnent, Juan Roman Riquelme ne gagnait pas. Juan Roman Riquelme n’est pas le grand joueur que l’on veut vous faire croire.
Signé : Le cynisme

     Voilà ce que l’on aurait pu écrire si l’on n’aimait pas le football naïf, celui des enfants, celui des rues, des parcs, des cours et des terrains vagues, celui du dimanche, du samedi, d’après l’école, celui qui est baigné par le soleil, trempé par la pluie, celui qui s’est improvisé, qui n’avait pas lieu d’être, celui où c’est n’importe quoi, où c’est trois grands contre huit petits, où même les clebs participent, celui où il n’y a même pas de cages, celui qu’on joue tout seul, entre les meubles du salon, celui que les adultes oublient, puis se rappellent, le regard perdu, un sourire mélancolique éclairant le visage, celui que l’on est en train de tuer. Attention…

     Non, vraiment Juan Roman Riquelme ne mérite pas touts ces éloges, car il s’agit d’une duperie, il n’a pas pris sa retraite. Jusqu’à ce qu’il ne puisse plus, il continuera de jouer à ce jeu, pendant un asado, avec ses enfants, ses petits-enfants, ses amis. L’on n’arrête jamais de jouer au football quand on le vit comme cet homme.


     Alors, vamos a jugar Señor Riquelme ?

mercredi 21 janvier 2015

Argentine : Ricardo Centúrion, dribbleur compréhensif

Une simple caresse, pour un joueur de district normand complètement taré

     Vous avez tous vu ce week end, via Bola Latina ou d’autres médias de balompié, ce tacle assassin de Leandro Marín (Boca Junior) sur le pauvre Ricardo Centurión (Racing) lors d’une rencontre amicale – sans dec’ – entre leurs équipes respectives. La victime du jour est revenue sur cette action pour l’ORTF du Football argentin, Fútbol Para Todos.


Prévenu par Milito


     Le joueur de l'Academia, réputé pour son habilité et sa technicité qui ont tendance à agacer ses adversaires, rapporte que son capitaine, le glorieux Diego Milito, l’avait prévenu que sa tête était mise à prix et qu’il ferait mieux de lâcher sa balle plus rapidement. Le malheureux, qui s’est fait dessouder sur l’action suivante, défend tout de même son style : « J’aime ma façon de jouer, ce ne sont que des farces, mais je ne me moque de personne, je ne le fait jamais ».

Le pardon au barbare


     Le milieu de terrain de 22 ans explique que sa rancœur lui est vite passée et qu’il comprend d’une certaine manière le geste de son adversaire, considérant que « cela peut arriver à n’importe qui. C’est arrivé à Marín qui est un garçon comme moi. C’était un amical, sur terrain neutre, mais on l’a pris au sérieux, c’est comme ça. (…) Sur le moment la moutarde m’est montée au nez mais cela m’est passé. Puis j’ai parlé avec Marín, je le connaissais déjà, c’est un barbare. ».

Plus de peur que de mal


     « Je suis content car il n’y a rien de grave. En revoyant l’action je me suis rendu compte que cela aurait pu être bien pire, nous rassure Centúrion. Quand j’ai vu le docteur, je lui ai dis que mon mollet était très douloureux (…) par chance le choc n’a touché que le muscle. Je suis déjà en train de récupérer et dans un ou deux jours je serais de nouveau dans le groupe »

     En tout cas les futures adversaires de Leandro Marín le savent désormais : On évite de passer un gri-gri au latéral gauche de Boca. Pour ceux qui oublieraient, voici les faits :


Source :

http-//www.futbolparatodos.com.ar/2015/01/19/marin-es-un-pibe-barbaro-no-le-guardo-rencor/