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mercredi 17 juin 2015

Brésil : Ronnie ne veut pas briser les coeurs

Foot & Calins

     Interrogé au sujet des rumeurs qui l'envoient du côté de Cruzeiro, R10 a mis les choses au clair.


     Au Mexique rien de nouveau, Ronaldinho est toujours persona non grata dans son club actuel de Queretaro, qui souhaite son départ. Son entraineur, Victor Vucetich l'a déclaré : "Nous avons besoin de joueurs en progression, et non en perte de vitesse". Le divorce est d'autant plus évident que les gallos mexicains ont atteints la finale de la Clausura 2015 en se passant, la plupart du temps, des services de l'artiste. Bref, tout cela, on le savait déjà.

La nouvelle, c'est la réaction de Ronnie aux rumeurs qui le renvoient depuis quelques mois à Belo Horizonte, du côté de Cruzeiro cette fois-ci, grand rival de l'Atlético Mineiro où le prodige avait brillé de 2012 à 2014 :

"Je me vois difficilement avec le maillot de Cruzeiro. Je suis reconnaissant de l'affection que les supporters de Cruzeiro ont toujours eu pour moi, le respect, mais mon histoire à l'Atlético et la manière dont les supporters m'ont embrassé (sic) font que cela sera difficile."

Ronaldinho, de l'amour plein les pattes, de l'amour plein le coeur... Bon sinon, y a vraiment QUE l'AC Boulogne-Billancourt qui est intéressé ?

Source :
http://espn.uol.com.br/noticia/519172_por-respeito-ao-atletico-mg-ronaldinho-rejeita-jogar-no-cruzeiro

mercredi 3 juin 2015

Brésil : Un drone survole Corinthians/Palmeiras

Mario n'en a pas l'air, mais il est hilare

     Quelque soit l'endroit sur le globe, quelque soit son utilisation, le drone est en vogue. Dans les stades, il a servit ces derniers temps à se fiche allègrement de la margoulette de l'équipe rivale, comme ça a été le cas dimanche dernier à São Paulo où les Corinthians recevaient Palmeiras.


     Petit rappel des faits. Les 6 puis 13 mai dernier, les blancs et noirs du S.C. Corinthians se font éliminer en huitième de la prestigieuse Copa Libertadores par les Guaranis, un club paraguayen sans grande histoire continentale, sur un score cumulé de 3 pincanhas à zéro. Petite dédicace, à notre ami Cassio, gardien de l'escouade brésilienne qui avait fait l'objet d'un article de Bola Latina, auteur à l'aller d'une jolie boulette.

HoHoHo
Ce dimanche, pour le compte de la 4e journée du championnat national, les corinthiens recevaient le club de Palmeiras, l'un des rivaux honnis avec qui ils se partagent les coeurs paulistanos. Ce derby fût un réel chemin de croix pour les résidents de l'estadio Itaquera car, non seulement le Verdão l'a emporté 2 à rien avec la manière, mais en plus ils ont été les victimes d'une bonne grosse vanne des torcedores de Palmeiras : Un drone a survolé le stade avec, accroché à sa structure, le maillot noir et jaune des paraguayens de Guaranis affublé d'un autocollant sur lequel on pouvait lire "HaHaHa". Troll, LOL, XPTDR, on en passe et des plus 2.0.

     Le petit objet volant est actuellement bien au chaud dans les locaux de Mario Sergio Oliveira Pinto, délégué de la Police de Répression des Délits d'Intolérance Sportive (ouais, carrément). Interrogé par uol.esporte, l'officiel, un brin caustique, déclare toujours attendre que le propriétaire de la bestiole motorisée lui fasse un signe, pour pouvoir lui rendre son joujou en l'échange d'une nota fiscal, soit une preuve de paiement chez les auriverdes. Mario, visiblement doté du sens de l'humour et de la notion de relativité, ajoute d'ailleurs qu'à ses yeux il ne s'agit là que d'une blague de bon aloi et qu'en aucun cas cela ne peut représenter un délit.

Bon. Mais Mario, si il s'accorde volontienrs ce sourire en repensant à l'épisode, n'est tout de même pas la pour amuser la galerie. Il annonce donc par ailleurs que, si l'acte ne représente en rien un trouble de l'ordre publique, il reste cependant très dangereux pour les spectateurs présents au stade ce week-end : L'objet pèse environ 2kg et aurait pu blesser quelqu'un lors de sa chute. Cette dernière a eu lieu lorsque le drone a percuté les loges, heureusement sans faire de mal à qui que ce soit. L'Agence Nationale d'Aviation a donc été contactée pour en savoir plus quant aux autorisations de vol dans ce cas de figure.

     En attendant, le petit rigolo, qui n'aurait pas pu opérer depuis l'intérieur de l'enceinte sportive selon le service de sécurité, n'a toujours pas donné signe de vie. S'il est un jour retrouvé, il s'en sortira probablement grâce au manque de législation concernant les drones.

Alors? CéKikaféssa?

Source :
http://esporte.uol.com.br/futebol/ultimas-noticias/2015/06/03/delegado-quer-devolver-drone-que-caiu-no-itaquerao-se-dono-trouxer-a-nota.htm?cmpid=fb-palmeiras

mardi 26 mai 2015

Brésil : Le São Paulo FC recrute un gringo

Ho ! Le gros écussons !

     C'est officiel : Finit les rumeurs, l'incertitude et surtout l'intérim de Milton Cruz, qui part tout de même avec un bilan de 6 victoires, un nul et 3 défaites. Le São Paulo FC a annoncé l'arrivée prochaine du Colombien Juan Carlos Osorio au commande de l'équipe. Juan Carlos qui?


Petite carrière, grandes études


     Juan Carlos Osorio, colombien de son état, sera donc le remplaçant officiel de Muricy Ramalho qui a quitté le club, plus ou moins à l'amiable, il y a quelques mois. Si on ne sait pas encore quand le mister fera sa première apparition sur le banc du Morumbi, on sait en revanche qu'il fut un milieu de terrain anonyme du non moins anonyme Deportivo Pereira dans les années 80. Il stoppera d'ailleurs rapidement sa carrière à cause d'une grave lésion au genou. 

C'est un peu léger comme expérience professionnel nous direz vous. Certes. Mais JC est un gros bosseur, un vrai rat de bibliothèque ! Il va donc partir outre-atlantique pour obtenir une licence d'entraineur UEFA, un diplôme de gestion technique délivré par la fédé hollandaise, puis un dernier en science du football à Liverpool. Le type était donc fait pour le tableau noir.

De bon élève à bon prof'


     Jean Charles va faire ses armes dans la perfide albion, mais pas auprès de n'importe qui : de 2001 à 2006, il sera l'assistant de Kevin Keegan alors à la tête d'un Manchester City dépourvu de financements orientaux. Il débuta après cet apprentissage sa carrière solo, d'abords à la maison, chez les Millionarios de Bogota, ensuite au nord du Rio Grande où il dirigera les Chicago Fire et les Red Bulls NY. Suivront Once Caldas, Puebla (Mexique) et enfin, l'Atlético Nacional de Medellin, sa vrai réussite.

A Medellin, Osorio va remanier la philosophie des Verdolagas en à peine 3 saisons. A la manière de Bielsa, JCO restructura l'Atlético en stimulant sa formation alors que le club fonctionnait depuis plusieurs années en s'appuyant sur des baroudeurs ou des gloires passées. Travail qui porta ses fruits puisqu'avec le scientifique du ballon rond aux manettes, les verts vont récolter 6 titres nationaux (3 championnats, 2 coupes et une supercoupe) et une finale de Copa Sudamericana, perdue face à River Plate, en décembre 2014. Compétition lors de laquelle Juan Carlos et sa bande avaient sorti en demi finale : Le São Paulo FC !

     Le président du SPFC a été clair sur son idée de changer la philosophie du club en se basant sur la formation, et à ses yeux, Osorio est la personne idoine. En attendant, Juan Carlos doit déjà être en train de réviser...  

mardi 19 mai 2015

Brésil : Cassio, gentille tête de Troll

"GHEUUUUUUUUUUUU..."


     Grand, légèrement vouté, mâchoire inférieure avancée, air un brin simplet (désolé pour lui mais admettez que...) : Cássio Ramos, gardien des Corinthians de São Paulo, a ce que l'on appelle communément un physique rigolo. Focus sur un homme qui peut au moins se targuer de ne pas ressembler à Mr. Tout le monde.


Super-sub avec des gants


     Formé chez les bleus et noirs du Gremio de Porto Alegre dans le sud du Brésil, Cássio commencera, comme tout bon newbie qui se respecte, par cirer allègrement le banc des remplaçants. Mais déjà le bonhomme a le sens du devoir, et lorsqu'il est appelé à suppléer le n°1, contre Fluminense en 2006, "grands pieds" rempli sa mission avec professionnalisme, délivrant même une passe décisive de sa surface de réparation. Malgré cette jolie preuve de compétences, il n'endossera jamais plus le maillot des gauchos. 

Manque de bol? Bien au contraire ! Cássio est remarqué par le staff de la Seleção U-20 qui le sélectionne en tant que 3e gardien pour la Copa America de cette même catégorie. Vernis jusqu'au bout en cette année 2006, il parviendra finalement à récupérer la place de titulaire après une cascade de blessures. Encore une fois au rendez-vous en terme d'efficacité, il remportera la compétition aux côtés de Willian, Pato, Luiz Adriano et... Tchô, qui, à défaut d'avoir eu une grande carrière, possède un drôle de patronyme. 

Cette performance continentale l'emmènera en Europe, au mythique PSV précisément. Mais l'heure de gloire n'est pas encore venue et Cássio squatte les tribunes, grattant en passant un championnat national en 2008, 90 min en Europa League et une quinzaine de match en prêt au Sparta Rotterdam.

2012, le grand cru


     Fin 2011, Queixo Rubro fait le choix idoine. Décidé à enfin trouver du temps de jeu, il signe chez les légendaires Corinthians de São Paulo qui ne lui offrent pourtant pas la place de titulaire si facilement. Mais ce coup-ci, Cássio arrivera à avoir la peau du gus qui lui fait de l'ombre. C'est donc le pauvre Julio César, non pas celui auquel vous pensez, un autre, moins bon, qui lui cèdera sa place au bout de 4 mois. Comme prévu, notre cher ami fait le job. 

Un mois après la conquête de cette satanée place de numéro 1, c'est une jolie histoire qui débute en Copa Libertadores. Cássio écœure d'abords les équatoriens de l'Emelec en huitième de finale lors d'une partie qui le couronnera homme du match. Puis, 3 jours après un match de bonhomme contre Fluminense en Brasilerão, comme ça, en passant, le goleiro devient "Petr Cássio" lors du quart qui oppose le Timão aux Cariocas du Vasco de Juninho. Il se montrera notamment décisif sur un duel qui eût pu être fatal aux paulistanos. Les supporters en frissonnent encore.



"GNÉÉÉÉÉÉ..."
Mais la belle année ne s'arrête pas là : Les Corinthians, protégés par leur atypique rempart finissent par remporter le trophée continental face au Boca du magicien Riquelme. Voilà donc notre "tronche" préféré envoyé au Japon pour la Coupe du Monde des Clubs où il brillera face à Chelsea, permettant à l'équipe brésilienne d'être sacrée mondialement. Son bandeau et lui en profiteront pour rafler le prix de meilleur joueur du tournoi et une place de meilleur gardien brésilien en activité selon l'IFFHS cette année là.

Une option pour la Seleção ?


     En voilà de beaux exploits, n'est ce pas? Suffisant pour endosser la tunique sacrée des auriverdes? Ben non. Sa magnifique année 2012 ne lui vaudra que 2 pauvres petites convocations en équipe nationale. Régulier et performant depuis 3 ans, si on lui passe sa boulette récente en grande partie responsable de l'élimination des Corinthians de la Libertadores, Cássio garde bon espoir comme il l'expliquait à Radio Bandeirantes il y a un mois : 

"Je pense que je suis en bonne forme, je maintiens une bonne régularité. L'année dernière, je pense également avoir fait une grande année. Mais je respecte le sélectionneur, il a ses choix, peut être pense-t-il que d'autres joueurs sont devant moi, mais je ne doute pas une seule seconde que mon heure viendra."

Alors que le Brésil est en pleine transition à ce poste, pour lequel Jefferson (Botafogo), Grohe (Gremio) ou Diego Alves (Valencia) semblent tenir la corde pour la place de titulaire, Dunga serait bien inspiré de donner également sa chance au portier chevelu de 27 ans. Premièrement parce qu'il le mérite, deuxièmement parce que... ça aurait de la gueule !

      Encore une fois zappé pour la Copa America 2015, le gentil Troll devra prendre une nouvel fois son mal en patience. A moins qu'une fortuite série de blessure...

lundi 27 avril 2015

Brésil : Ronaldinho de retour à la maison ?

"La vache, il passe moyen le tacos d'hier là, suis pas en forme moi..."


     Bon, on ne va rien se cacher, même si on n'aime pas trop dire du mal de Ronaldinho à Bola Latina, il faut tout de même admettre que l'aventure mexicaine du fantasque acrobate n'est pas franchement une réussite... Il pourrait d'ailleurs bientôt rebondir au pays et trahir l'un de ses anciens clubs.


Et Ronnie découvrit la tequila...


     Arrivé chez les Gallos de Queretaro depuis Septembre 2014, le bilan comptable du maestro n'est pas folichon : Une vingtaine d'apparitions, une poignée de buts et une piètre 12e place pour des bleus et noirs qui rêvaient d'horizons bien différents avec un tel artiste dans leurs rangs. Le Mexique est un pays extrêmement festif et il semblerait que R10 soit retombé dans ses travers nocturnes (les a-t-il déjà quitté?). Et malgré quelques jolis gestes pour alimenter sa chaîne Youtube et sa propre légende, Ronnie aura du mal à faire oublier aux dirigeants et aux supporters mexicains sa disparition de Noël, lors de laquelle il se sera mystérieusement éclipsé des radars du clubs durant 20 longs jours. 

Enfin bref : La déception est de taille et Queretaro cherche d'ores et déjà à refourguer l'ancien parisien à une nouvelle équipe... Et qu'y a-t-il de mieux lorsque l'on n'est pas satisfait d'un achat, qu'un bon vieux retour à l'envoyeur?

Et Ronnie pourrait devenir Juda...


     Selon Globo, un retour au Brésil se profilerait donc pour le petit Ronald. Mais où? Un retour à Gremio, son club formateur de Porto Alegre? Não. A Flamengo, là où il s'est refait une santé après sa fin chaotique au Milan? Que nenni. Alors chez les Gallos, de l'Atletico Mineiro cette fois ci, qu'il avait quitté les bras chargés de trophées pour s'échouer en terre mexicaine? Justement pas, bien au contraire : La rumeur l'enverrait en effet du côté de l'ennemi héréditaire du club de Belo Horizonte, les bleus de Cruzeiro !

Le club du Minas Gerais est à la recherche d'un nouveau faiseur de show depuis que le jeune Lucas Silva est allé voir à Bernabeu si les bancs Recaro étaient confortables. Une aubaine donc, que cette proposition du staff mexicain ! La Raposa pourrait ici faire d'une pierre, deux coups : rapatrier un joyaux technique et, on ne va pas se mentir non plus sur ce point, marketing d'une part,  puis d'autre part faire la nique à leurs rivaux du CAM qui devrait, à priori, l'avoir bien mauvaise.

D'autant plus que Cruzeiro est actuellement qualifié pour les huitième-de-finales de la Copa Libertadores et que Ronnie n'a pas encore été inscrit dans la compétition reine du continent. Ce dernier serait disponible en Juin en cas de succès des négociations, il finirait donc son contrat chez les coqs mexicains, et pourrait alors participer aux demi-finales si les Celestes parvenaient à ce stade.


Ça fait beaucoup de "si", certes, mais dans le cas où Ronaldinho rejoindrait Cruzeiro, la vraie nouvelle serait la suivante : Ce serait la première fois depuis le début de sa carrière que le champion du monde brésilien trahirait l'une de ses anciennes couleurs.

Encore un coup de latte dans les côtes du romantisme tiens...

Sources :
http://globoesporte.globo.com/futebol/times/cruzeiro/noticia/2015/04/ronaldinho-gaucho-e-oferecido-ao-cruzeiro-que-estuda-contratacao.html?utm_source=Facebook&utm_medium=Social&utm_content=Esporte&utm_campaign=globoesportecom

mercredi 1 avril 2015

Entretien avec Leonardo : "Chirac est entré dans le vestiaire brésilien à la mi-temps"


Une autre époque...


     São Paulo, lundi 30 mars  2015, Bola Latina est invité par une personnalité brésilienne du ballon rond, bien connue des français : Leonardo. Entre deux appels, l'un en italien, l'autre en anglais, Leo demande : "Tu prends quelque chose? On va se tutoyer non? Moi je vais prendre un expresso mais je te fais une caïpirinha si tu veux." En plus d'avoir la classe et d'être polyglotte, l'homme est donc courtois et gentleman. On ne va pas vous mentir il nous fallait bien une ou deux caïpis pour entendre ses révélations...


Nous n'entendons plus trop parler de vous en Europe, est-ce volontaire?


Oui. Je dois avouer que le l'Europe du football commence sérieusement à m'ennuyer. Il y a vraiment beaucoup d'argent, tout est codifié, ce n'est plus du football : c'est du business à part entière. Je ne crache pas dans la soupe, j'ai moi même joué à ce petit jeu durant plusieurs années, c'est seulement qu'aujourd'hui cela me fatigue. Cette tempête médiatique autour de mon geste malheureux en France par exemple, m'a beaucoup affectée, mais cet instant de folie qui m'a traversé était en fait révélateur d'un état de nerf : j'étais à bout.

De retour au Brésil donc?


En effet, j'avais besoin de me ressourcer, de retrouver mes racines. Après des années à arpenter le vieux continent, j'ai enfin fini par l'avoir, cette fameuse saudade... Mais je garde contact avec certains amis, j'aide sur quelques dossiers. Il faut garder la main.

Vous semblez vous tourner vers le Brésil et l'Amérique Latine, quels sont donc vos projets? 


Tout d'abords, m'occuper plus en profondeur de l'association que nous avons fondé avec Raï, Gol de Letra. Cela est important pour moi je pense, mais aussi et surtout pour ma communauté. Et puis je souhaite m'investir dans le football d'Amérique Latine. J'ai déjà pas mal de contacts, de propositions de poste d'entraineur, au Brésil évidemment mais également au Mexique, un championnat prometteur, en Argentine, au Chili, en Colombie, enfin un peu partout en somme.

Un retour sur le banc donc, vous avez une idée plus précise à nous fournir, un club en particulier?


Non. Je ne sais moi même pas encore ce qu'il en sera. J'hésite.

Que pensez vous du travail de Dunga?


Il est excellent, c'est quelqu'un que je connais très bien, en qui j'ai entièrement confiance. Ici, on peut déjà ressentir que le drame de cet été a été dépassé. Il ne sera jamais oublié, nous n'oublions jamais rien pour ce genre de chose, mais, dans les têtes, dans l'esprit d'équipe, le groupe est passé à autre chose. Je pense que Dunga et Taffarel (entraineurs des gardiens) font un travail remarquable. C'est notre génération, un peu comme vous en France, c'est la génération 98 en somme.

94 vous voulez dire?


Non 98. Ce qu'il s'est passé en France... (silence) Cela a soudé le groupe. 

C'est à dire?


... Allez, tu es encore un petit journal, ça t'aidera peut être à faire le buzz et à te faire connaitre : On nous a demandé de lever le pied en seconde mi-temps de la finale. Vos bleus étaient cuits, on le sentait, la deuxième période serait pour nous. Je le sais car c'est Marcel (Desailly), avec qui je jouais au Milan qui me l'a dit, ils ne tiendraient pas les 90 minutes à notre rythme.

Et alors?


J'y viens. Ce qu'il s'est passé ensuite tiens plus du cinéma que d'autre chose tant c'était surréaliste : Cardoso, notre président d'alors, est rentré dans le vestiaire accompagné de Jacques Chirac et Charles Pasqua. On aurait dit un film de gangster. Les deux français souriaient, Cardoso également. Notre chef d'état nous a alors expliqué avec calme, toutefois empreint d'une grande froideur, que d'importants échanges commerciaux étaient sur le point d'aboutir entre nos deux pays. Qu'ils étaient importants pour notre patrie. Et que le président Chirac avait semble-t'il, grand besoin de la victoire de la France, il était question de cohésion nationale je crois... (silence) Alors on a fait semblant. On a eu quelques actions certes, mais si l'on regarde bien les images, l'on peut nettement s'apercevoir que l'envie d'aller jusqu'au bout était absente. On vous a laissé votre Coupe, on a perdu, pour notre pays.

     Leonardo a ensuite souhaité s'arrêter là pour l'entretien, visiblement touché par le souvenir de cet épisode. Il nous a tout de même resservi un caïpi, et nous avons passé un très agréable moment en sa compagnie.

     Bon. Un jour, promis, Bola Latina aura des interviews de ce niveau là... En attendant, on va essayer de vendre ce scénario à Scorsese et on vous souhaite surtout, une très bonne journée en ce 1er Avril.

:) 

mardi 24 février 2015

Brésil : Vasco/Fluminense établit un triste record

Il n'y a pourtant pas vraiment de quoi en rire...

De nombreuses échauffourées, de grande ampleur pour certaines, ont éclaté dimanche dernier lors du classico carioca qui opposait Fluminense à Vasco, que l’on retrouve décidemment souvent dans les mauvais coups.


118, qui dit mieux ?


118. C’est le nombre d’arrestations effectuées par le GEPE (le groupe spécial d’intervention pour les stades) en marge des incidents qui ont éclaté ce week-end entre les organizadas de Vasco et de Fluminense. Ceux-ci ont eu lieu avant, pendant et après la rencontre, le plus important s’étant déroulé alors que la partie n’avait pas encore commencée, près de la station de train du quartier Méier, à quelques encablures du stade Engenhão des vascainos.
En plus du processus normal dans ce genre de cas, qui voit les prévenus être fichés par le Jecrim (Juges spécialisés dans les affaires criminelles), les forces de l’ordre ont également conduit les bougres au complexe pénitencier de Bangu, où ils seront jugés pour formation de gang ainsi que d’autres transgressions au « statut de supporter ». La moitié de la prise possédait déjà des antécédents criminels et 19 des inculpés sont encore mineurs. Il s’agit là du nombre record d’arrestations pour un match dans l’histoire du football brésilien.

Comme un déjà-vu pour Vasco


2013, à Joinville, Mortal Kombat IRL
Une grande partie des hooligans de Vasco da Gama concernés, est membre de la Força Jovem do Vasco, qui n’en est pas à son coup d’essai. Cette organizada avait en effet déjà été mise en cause lors de la « Barbarie de Joinville » de décembre 2013, qui les opposait alors aux supporters de l’Atlético Paranaense. Les images avaient alors tristement fait le tour du monde.
Comme bien souvent dans ce genre de cas, le club à la croix de Malte s’est désolidarisé du groupe par le biais d’un communiqué de son président, Eurico Miranda, et a rappelé qu’o Gigante da Colina essayait d’aider comme il le pouvait les autorités dans la lutte contre ces violences.


Entre violences gratuites et augmentation du prix des places, suivant une logique de mercantilisation des stades, c’est au final, comme bien souvent, le public traditionnel qui se retrouve pris au piège.

Sources :
http-//esporte.uol.com.br/futebol/campeonatos/estadual-do-rio/ultimas-noticias/2015/02/22/vasco-e-amplamente-superior-ao-fluminense-e-vence-no-engenhao.htm.webloc
http-//esporte.uol.com.br/futebol/campeonatos/estadual-do-rio/ultimas-noticias/2015/02/23/flu-x-vasco-teve-total-de-127-presos-detidos-sao-levados-a-penitenciaria.htm.webloc
http-//esportes.terra.com.br/futebol/el-aguante/blog/2013/12/09/na-barbarie-de-joinville-a-culpa-nao-e-de-ninguem/

lundi 2 février 2015

Brésil : Quand Zé Roberto la joue "à la Invictus"

"Ce soir on fait un churrasco en enfer bande de moules!!"

     Deux relégations depuis 2000, un titre national qui fuit depuis 20 ans maintenant, une nouvelle descente en Serie B évitée lors de la dernière journée du Brasileirão 2014 : si Palmeiras a un souhait pour 2015, c’est bien celui de redorer son écusson. Pour cela, les verts du brésil vont avoir besoin d’une équipe de guerriers, et certains l’ont bien compris.


     La nouvelle recrue du Verdão, le vétéran Zé Roberto – oui, oui le joueur le plus cher de Football Manager 98/99, celui du Bayer et du Bayern – a 40 balais et 20 ans de carrière derrière lui. C’est ce que l’on appelle un homme d’expérience. Et c’est probablement pour cela que les dirigeants de Palmeiras en avaient fait leur priorité pour la saison 2015. La capacité de mener un groupe à la bataille du chilien Valdivia, capitaine de l’équipe l’année passée, pouvant être légitimement discutée à la vue des résultats catastrophiques de la Palestra, ils sont donc allés chercher le milieu de terrain au Gremio de Felipe Scolari. Zé Roberto déclarait à ce propos en décembre qu’il était bien content de rejoindre São Paulo, sa ville natale, puisque sa compagne y était restée et qu’il allait donc pouvoir mettre fin à une trop longue abstinence sexuelle. Pas trop dur à convaincre le bonhomme.

     Revenons à nos cochons – le cochon est l’un des symboles de Palmeiras, z’avez compris ? Haha – l’on pouvait donc s’accorder à penser que la mission principale de ZR allait être de motiver le groupe, montrer la voie à suivre. Si telle était la raison de son arrivée alors c’est pour le moment une franche réussite ! Ce week-end débutait le championnat de l’état de São Paulo, pour le compte duquel Palmeiras recevait Audax. Juste avant le début de la rencontre, l’ancien international (84 sélections) a réuni ses coéquipiers et le staff technique pour livrer un discours digne de Leonidas dans 300, jugez plutôt, magnéto Rigoberto :



     Les images parlent d’elles même : Cri de guerre, dynamique de groupe, confrontation à l’histoire du club et à ce que représente son blason, tout y est, l’hommage aux anciens, en particulier à Edmundo, idole alviverde des nineties, a beaucoup ému et aura même fait pleurer ce dernier. Il faut noter que Zé Roberto n’avait jamais joué pour le club paulistano et qu’il n’y a pas non plus été formé. La performance n’en est que plus honorable. Va sans dire que Palmeiras s’est imposé face à Audax, 3 buts à 1.

     Si la saison est encore longue pour les hommes d’Oswlado de Oliveira, tout cela est tout de même de bon augure. En attendant la confirmation, si Palmeiras est grand alors Zé Roberto l’est tout autant.

Sources :



Il est devenu quoi lui ? : Aloisio

Alex?! T'es où? Je te vois pas p****n! Alex?!

     Puissance, boucle d’oreille, tête de bandit et samba. De 1999 à 2003, du Forez à la capitale, Aloísio a semé sa joie de vivre dans l’hexagone. Mais qu’a-t-il donc bien fichu depuis son départ du PSG en 2003 ?


Déboires chez les tatars


      En 4 saisons chez les gaulois, Aloísio Chulapa, comme il est appelé au pays, n’aura pas remporté de grands titres, aura déploré plusieurs blessures aussi, ce qu’il aura au moins gagné en revanche, c’est l’affection des supporters stéphanois puis parisiens, mais également du public français en général. Toujours accompagné durant cette période de son grand ami Alex Dias, rencontré dans les rangs de Goiás, il garde lui même de très bon souvenir de son passage en France. A son arrivé en 2003 au PSG, Vahid Halilodzic dresse une liste de joueurs sur lesquels il ne comptera pas : l’armoire brésilienne en fait parti. Un retour dans le chaudron en D2 ? Non. Au pays pour se refaire la cerise chez les siens ? Pas encore. Son choix se portera, pour d’obscures raisons, sur le Rubin Kazan, qui n’a alors rien de l’outsider régulièrement européen que nous connaissons de nos jours. Malheureusement l’expérience russe tourne au calvaire, son corps continu de lui faire défaut et sa famille ne s’adapte absolument pas au rude climat tatar. Cette fois ci c’est là bonne : Aloísio rentre à la maison. A Paris, suite à son départ, Vahid lui trouve un remplaçant, lusophone lui aussi, un certain Pedro Miguel…

São Paulo FC, gloire et amour du maillot


     Son retour passe alors par l’Atlético Paranaense à Coritiba qu’il rejoint à l’hiver 2005. Ses débuts sont discrets et la torcida du Furação commence rapidement à lui en tenir rigueur. Et puis le déclic : un doublé lors d’un quart de finale de Libertadores contre le Santos de Robinho et Diego. Dès lors, Sangue Bom, redore son blason et emmène les rubro-negros jusqu’en finale de la coupe continentale où il tombe finalement face au São Paulo FC, malgré un but de la bête de l’attaquant. Cela n’échappe pas aux são-pauliños, qui l’enrôle tout de suite après, en vue de la Coupe du Monde des Clubs.

Bonne pioche, entre Aloisio et le SPFC, son club de cœur, ça match comme sur Tinder. Sangue Bom trouvera sa place au sein du collectif tricolor dès son arrivée, et remplira parfaitement sa première mission en participant activement à la conquête du titre de champion du monde des clubs. En finale face au Liverpool de Benitez, il délivrera un amour de passe de l’exter’ à Mineiro qui inscrira le but victorieux, magneto João :


Trois saisons, trois titres consécutifs de champion du Brésil lors desquels il sera accompagné sur le rectangle vert par quelques blases de renoms tel que Lugano, Hernanes, Miranda, Grafite, Amoroso, Oscar, Tardelli et bien entendu la légende Rogerio Ceni. A 30 ans passés, le charismatique Aloisio rencontre enfin la gloire qu’il mérite sans que rien ne vienne lui faire obstacle.

Un chewing-gum Aloisio ?


     Aloisio Chulapa quittera finalement São Paulo en 2008 pour une petite pige au Qatar. Une fois sa retraite assurée, il acceptera un ultime challenge au haut niveau : faire remonter le Vasco da Gama si chère au Baixinho Romario, son idole. Un passage qui manqua de lui être fatal, puisqu’il frôlera l’étouffement lors d’un match après avoir… avalé son chewing-gum de travers. Une fois sa mission accomplie, il partira écumer les terrains et les comptoirs des divisions inférieurs brésiliennes.

A pile 40 ans, fêtés ce 27 janvier dernier, o Sangue Bom continue son petit bonhomme de chemin, sous le maillot de l’Ipanema Atlético Club dans son petit état natal d’Alagoas. Tout cela en parallèle de son grand délire du moment : twitter des blagues avec de la bière Skol, qu’il rebaptise à chaque coup « Danone », un délire qu’il déclare tenir d’une sommité en la matière : O Imperador Adriano…


A la cool! Saùde!

Photo prise au bar "Le Balto", Le Havre, 7h du matin
Ha-ha, quel déconneur...



... nan... on ne sait plus trop quoi écrire là...