jeudi 26 février 2015

Paraguay : Le Club Olimpia au bord de la ruine, le Paraguay sous lexomil

"Ha-ha ouais, top le tifo... Bon, heu, faut qu'on vous dise un truc les amis..."

Tandis qu’Outre Manche la « première ligue » se gave comme une gloutonne avec ses nouveaux droits tv, la liste des clubs historiques en péril financier s’allonge chaque jour un peu plus. En ce moment c’est au Paraguay qu’on grince des dents. C’est la mode là bas ou bien ?


Une dette en guarani, c’est impressionnant


C’est donc désormais le cas du Club Olimpia d’Asunción, un monument du football paraguayen, qui se retrouve au bord de la ruine. 39 fois champion national, 3 fois vainqueur de la Libertadores, finaliste du tournoi continental en 2013, bien que l’ancienne formation du mythique gardien argentin Goycochea et de bien des éléments de la sélection époque Chilavert, galère depuis une décennie à se remettre un titre sous le bras – seulement une petite clausura 2011, depuis la victoire en Libertadores 2002 – on ne peut ignorer qu’il s’agit d’un club qui pèse.
El Franjeado doit donc 50 000 millions de guaranis – soit environ 9 millions d’euros, 1€ vaut 5360PYG, tout va bien – à  AT2000, une entreprise appartenant à la famille de Marcelo Recanate… son ancien président. Normal, tout va bien. Les blancs et noirs sont évidemment également en retard dans le paiement des salaires et des factures.

L’heure n’est pas à l’optimisme


Pour Pedro Ballota, le trésorier, l’horizon n’est pas franchement dégagé : « Aucuns bénéfices pour le club. Les droits télévisuels ne nous ont pas donné un seul centime pour renflouer nos comptes. Ce qui nous donne un peu d’air, c’est l’apport des supporters. » a t-il déclaré.
L’actuel président d’Olimpia, Marco Trovato, ancien trésorier du club durant le mandat de… Recanate, va dans le même sens, se lamentant d’avoir chaque jour une nouvelle bombe qui explose. Trovato pointe du doigt, comme il se doit dans pareil cas, la catastrophique gestion de l’administration précédente, soit celle de Recanate (vous suivez, c’est bon ?), sans oublier de se dédouaner : « J’ai démissionné et l’ai dénoncé parce que si j’avais continué j’aurais été complice de cette brutalité et de cette sauvagerie ». Visiblement ça ne blaguait pas.

Sur le plan sportif, Olimpia se relève tout doucement après un début de saison raté, et regarde les compétitions continentales à la tv. Ha et au fait, il s’agit là du club de Roque Santa Cruz, qui galère aussi ces derniers temps. Tout comme la sélection d’ailleurs… TOUT VA BIEN !
Allez, chouette année 2015 le Paraguay ! Et la santé aussi !

Sources : 
http-//d10.paraguay.com/drama-olimpia-atraviesa-fronteras-y-llega-los-medios-n623291
http-//d10.paraguay.com/jose-cardozo-demanda-olimpia-y-marco-trovato-critica-marcelo-recanate-n623255
http-//www.marca.com/2015/02/25/futbol/futbol_internacional/resto_de_america/1424861724.html.webloc

mercredi 25 février 2015

Argentine/Brésil : Pour N. Lodeiro, Boca est plus grand que les Corinthians

Lodeiro en plein blasphème : "Je dis pas ça pour vous plaisir, wallah j'ai juré!" 

Le monde du Football a toujours adoré les battles entre brésiliens et argentins. Et que « moi j’ai tant de Coupe du Monde », et que « oui mais moi j’ai plus de Libertadores », et que « O rei Pelé, caralho ! », et que « El Pibe Maradona, boludo ! ». Nicolas Lodeiro, uruguayen de son état, se permet d’arbitrer un fight de grandeur entre Boca Junior et les Corinthians.


Sincère ou aigri ?


« Boca est l’un des plus grands clubs du monde. Et je ne dis pas cela pour faire bien. Jouer à la Bombonera c’est spécial, n’importe quel joueur peut le dire. Ça peut paraître une formule toute faite, mais Boca, c’est Boca. (…) J’ai été aux Corinthians, mais Boca est plus grand. Je n’ai aucun doute. »
Bambo Clash !!! Lâcherait Lord Ko’ en pareille occasion. Tout est dit. Bon avec un brin d’objectivité, on pondérera les propos du joueur charrua sur deux points. Tout d’abords, il faut préciser que son passage au Timão ne fut pas franchement une grande réussite : 11 apparitions pour aucun buts, les stats sont douloureuses pour un joueur offensif international. Ensuite le petit Nicolas vient d’être transféré de l’équipe de São Paulo au club de Buenos Aires, et même s’il nous soutient mordicus que ses propos sont d’une neutralité toute helvétique, on ne peut s’empêcher de penser qu’il flatte ici l’orgueil de ses nouveaux supporters.


Une histoire d'amour qui commence bien


M’enfin cela ne nous interdit pas de lui souhaiter le meilleur pour ce nouveau défi chez les xeneizes. D’autant que cela semble lui tenir à cœur : « Depuis que j’ai parlé avec lui (le président de Boca, Rodolfo Arruabarrena), fin décembre, j’avais envie de venir. Je ne pouvais arrêter de penser à ça. J’étais très excité en imaginant ce que je vis aujourd’hui. »
Et l’on moins que l’on puisse dire, c’est que les argentins lui rendent bien cet amour, puisqu’ils lui ont tout simplement confié le mythique numéro diez des bleus et jaunes, laissé vacant par… Juan Roman Riquelme. Un cadeau empoisonné contre lequel se vaccine d’entrée de jeu l’uruguayen : « J’ai toujours regardé Roman, durant toute ma carrière. Pour moi c’est un honneur. Mais je ne suis pas comme lui, même si c’est beau de revêtir le numéro 10. Je ne suis pas un créateur, je ne me sens pas comme cela. (…) S’ils me placent comme créateur, je ferais mon travail, mais ce n’est pas comme cela que je me définis. »


En attendant une éventuelle rencontre en Copa Libertadores : Boca 1, Corinthians 0, but de Nicolas Lodeiro.

Source :
http://globoesporte.globo.com/futebol/futebol-internacional/futebol-argentino/noticia/2015/02/lodeiro-explica-ida-para-o-boca-juniors-e-maior-que-o-corinthians.html?utm_source=Facebook&utm_medium=Social&utm_content=Esporte&utm_campaign=globoesportecom

mardi 24 février 2015

Brésil : Vasco/Fluminense établit un triste record

Il n'y a pourtant pas vraiment de quoi en rire...

De nombreuses échauffourées, de grande ampleur pour certaines, ont éclaté dimanche dernier lors du classico carioca qui opposait Fluminense à Vasco, que l’on retrouve décidemment souvent dans les mauvais coups.


118, qui dit mieux ?


118. C’est le nombre d’arrestations effectuées par le GEPE (le groupe spécial d’intervention pour les stades) en marge des incidents qui ont éclaté ce week-end entre les organizadas de Vasco et de Fluminense. Ceux-ci ont eu lieu avant, pendant et après la rencontre, le plus important s’étant déroulé alors que la partie n’avait pas encore commencée, près de la station de train du quartier Méier, à quelques encablures du stade Engenhão des vascainos.
En plus du processus normal dans ce genre de cas, qui voit les prévenus être fichés par le Jecrim (Juges spécialisés dans les affaires criminelles), les forces de l’ordre ont également conduit les bougres au complexe pénitencier de Bangu, où ils seront jugés pour formation de gang ainsi que d’autres transgressions au « statut de supporter ». La moitié de la prise possédait déjà des antécédents criminels et 19 des inculpés sont encore mineurs. Il s’agit là du nombre record d’arrestations pour un match dans l’histoire du football brésilien.

Comme un déjà-vu pour Vasco


2013, à Joinville, Mortal Kombat IRL
Une grande partie des hooligans de Vasco da Gama concernés, est membre de la Força Jovem do Vasco, qui n’en est pas à son coup d’essai. Cette organizada avait en effet déjà été mise en cause lors de la « Barbarie de Joinville » de décembre 2013, qui les opposait alors aux supporters de l’Atlético Paranaense. Les images avaient alors tristement fait le tour du monde.
Comme bien souvent dans ce genre de cas, le club à la croix de Malte s’est désolidarisé du groupe par le biais d’un communiqué de son président, Eurico Miranda, et a rappelé qu’o Gigante da Colina essayait d’aider comme il le pouvait les autorités dans la lutte contre ces violences.


Entre violences gratuites et augmentation du prix des places, suivant une logique de mercantilisation des stades, c’est au final, comme bien souvent, le public traditionnel qui se retrouve pris au piège.

Sources :
http-//esporte.uol.com.br/futebol/campeonatos/estadual-do-rio/ultimas-noticias/2015/02/22/vasco-e-amplamente-superior-ao-fluminense-e-vence-no-engenhao.htm.webloc
http-//esporte.uol.com.br/futebol/campeonatos/estadual-do-rio/ultimas-noticias/2015/02/23/flu-x-vasco-teve-total-de-127-presos-detidos-sao-levados-a-penitenciaria.htm.webloc
http-//esportes.terra.com.br/futebol/el-aguante/blog/2013/12/09/na-barbarie-de-joinville-a-culpa-nao-e-de-ninguem/

lundi 23 février 2015

Paraguay : Les bobos de Roque Santa Cruz inquiètent R. Diaz

La Sainte Croix de la Croix Bleue

Ça va pas fort pour les Guaranis. Bons derniers du tournoi de qualification de la zone CONMEBOL pour le grand barnum mondial chez le voisin brésilien, la sélection paraguayenne tente de se relever du départ de Tata Martino. Cela devrait logiquement passer par sa vedette, l’ex-bavarois Roque Santa Cruz, mais…


Point de Croix à Cruz Azul


… Mais, à 33 ans, le corps de l’attaquant commence à sérieusement couiner. Arrivé cet hiver à Cruz Azul (Mexico DF), en provenance de Malaga, Roche Sainte-Croix n’aura disputé que 94 minutes de jeu à cause de soucis physiques. C’est peu. Et aussi très long pour le club mexicain qui l’annonçait très logiquement comme une recrue phare, et qui n’a donc pas pu compter sur son talent depuis ce match contre Santos Laguna, le 17 janvier dernier, lors duquel le joueur était sorti dès la 12e minute, touché à la cuisse droite. Le club du cimentier pourrait tirer la tronche, mais, malgré une défait ce week-end face aux Chivas, la situation est à peu près stable puisque Los Conejos occupent actuellement la 3e place du championnat mexicain. En réalité c’est bien RSC qui pourrait se faire du souci pour sa place de titulaire, ses concurrents directs réalisant des sorties pas dégueues pour un sou, notamment le brésilien Alemão et l’équatorien Rojas.

S.O.S kiné argentin pour Roque


Si la Croix Bleue « fait avec » pour le moment, la situation de Roque-gol préoccupe en revanche son sélectionneur national, l’argentin Ramon Diaz, actuellement en plein chantier de reconstruction du côté d’Asunción. Ne faisant gère confiance aux équipes médicales du club de son poulain, le technicien en est à envoyer personnellement un compatriote kinésiologue évaluer l’état de santé de son numéro 9. Il faut dire que Roque a avoué récemment avoir bâclé sa récupération en la précipitant, alors bon, en même tant, hein…  
Les Guaranis, dont les jeunes Sub20 n’ont pas été, trop, ridicules lors du tournoi continental en Uruguay, tenteront de redorer leur écusson et de faire honneur à leur passé lors de la Copa America qui aura lieu au Chili en Juillet. Deux déplacements amicaux prépareront ce tournoi, au Cosa Rica tout d’abords, le 25 mars, puis au Mexique justement, 5 jours plus tard.


Gageons que Roque Santa Cruz pourra se joindre à la sélection, ce sera l’occasion pour les mexicains de voir ce qu’il vaut…

mercredi 4 février 2015

Libertadores 2015 : L'Huracán a ravagé Lima, les Corinthians devant les démons du passé

"ON-NE-M'EBOURIFFE-PAS!!!"

     Seconde série de matchs de qualification pour les poules de la Copa Libertadores 2015, ce mercredi soir on voyage à São Paulo (Brésil) et à San Cristóbal (Venezuela). Avant toute chose, revenons sur les partidos d’hier.


L’ouragan a vraiment ravagé Lima, un bon nul pour The Strongest


     Annoncés favoris face au petit intrus, Huracán, les péruviens de l’Allianza Lima ont été balayés 4 buts à rien, à domicile, par les argentins. Ce n’est donc pas en survêt mais bel et bien en costard Hugo Boss que le club formateur de Javier Pastore s’est pointé à l’entrée de la boîte. Le club incas, pourtant habitué, semble quant à lui bien parti pour se faire refouler comme un vulgaire has-been de téléréalité.

     A Morelia, au Mexique, les boliviens de The Strongest – ce nom, ce nom… – sont venus chercher à un bon match nul un goal partout – dédicace à nos amis belges – de bon augure pour la suite, tant les déplacements au pays de la coca sont difficiles. Au final, le geste le plus gangsta de la partie ne revient ni à La Familia mexicaine, ni à l’homonyme de Pablo Escobar, mais bien à l’homme en noir qui a su montrer à ce dernier qui était le boss. Thug life.


David vénézuélien vs Goliath paraguayen


     Le premier duel de ce soir voit se présenter Cerro Porteño (Paraguay) face au Deportivo Táchira (Venezuela). Comme bien souvent, lorsqu’une équipe vénézuélienne est concernée, le déséquilibre est fortement prononcé. A ma gauche, en déplacement certes mais bon, El Ciclón d’Assución, 4e au classement des participations à la Libertadores (37, aucune victoire mais demi-finaliste multirécidiviste), qui viendra chercher ici sa 100e victoire dans la compétition. A ma droite, El Carrusel Aurinegro de San Cristóbal, 70 matchs dans ce tournoi, 9 victoires, 19 nuls et 41 défaites. Est-il nécessaire d’en dire plus ? Les paraguayens partent donc archi-favoris mais attention tout de même à ne pas se faire surprendre comme l’Allianza la veille.

La Colombie, mauvais souvenirs pour les Corinthians


     Le défi sera également de taille pour les colombiens d’Once Caldas, qui affronteront en deuxième partie de soirée, l’épouvantail brésilien du Corinthians dans leur antre tout neuf, inauguré à l’occasion de la Coupe du Monde, l’Itaquera. Le club de São Paulo, revient après un an d’absence sous la houlette de Tite, qui fait son retour au timão avec qui il avait remporté la Libertadores et la Coupe du Monde des Clubs en 2012. Les visiteurs ne sont pas non plus des rookies, puisqu’ils avaient pour leur part été sacrés en 2004. Les deux équipes sont certaines en cas de qualif’, d’atterrir dans le groupe de la mort, déjà composé de San Lorenzo (Argentine), tenant du titre, São Paulo FC (Brésil), qui est un club très fort, si, si, c’est comme ça, on vous le dit, faut nous croire, et enfin Danubio (Uruguay), moins fort mais quand même un peu aussi. Gare à l'histoire : Les Corinthians sont l’unique club brésilien à avoir un jour été éliminé en pré-Libertadores. C’était en 2011, face à Tolima, club colombien comme Once Caldas. L’événement avait poussé Ronaldo – le vrai, le beau, le gros – à la retraite et Roberto Carlos à l’exil au Daguestan.