lundi 2 février 2015

Brésil : Quand Zé Roberto la joue "à la Invictus"

"Ce soir on fait un churrasco en enfer bande de moules!!"

     Deux relégations depuis 2000, un titre national qui fuit depuis 20 ans maintenant, une nouvelle descente en Serie B évitée lors de la dernière journée du Brasileirão 2014 : si Palmeiras a un souhait pour 2015, c’est bien celui de redorer son écusson. Pour cela, les verts du brésil vont avoir besoin d’une équipe de guerriers, et certains l’ont bien compris.


     La nouvelle recrue du Verdão, le vétéran Zé Roberto – oui, oui le joueur le plus cher de Football Manager 98/99, celui du Bayer et du Bayern – a 40 balais et 20 ans de carrière derrière lui. C’est ce que l’on appelle un homme d’expérience. Et c’est probablement pour cela que les dirigeants de Palmeiras en avaient fait leur priorité pour la saison 2015. La capacité de mener un groupe à la bataille du chilien Valdivia, capitaine de l’équipe l’année passée, pouvant être légitimement discutée à la vue des résultats catastrophiques de la Palestra, ils sont donc allés chercher le milieu de terrain au Gremio de Felipe Scolari. Zé Roberto déclarait à ce propos en décembre qu’il était bien content de rejoindre São Paulo, sa ville natale, puisque sa compagne y était restée et qu’il allait donc pouvoir mettre fin à une trop longue abstinence sexuelle. Pas trop dur à convaincre le bonhomme.

     Revenons à nos cochons – le cochon est l’un des symboles de Palmeiras, z’avez compris ? Haha – l’on pouvait donc s’accorder à penser que la mission principale de ZR allait être de motiver le groupe, montrer la voie à suivre. Si telle était la raison de son arrivée alors c’est pour le moment une franche réussite ! Ce week-end débutait le championnat de l’état de São Paulo, pour le compte duquel Palmeiras recevait Audax. Juste avant le début de la rencontre, l’ancien international (84 sélections) a réuni ses coéquipiers et le staff technique pour livrer un discours digne de Leonidas dans 300, jugez plutôt, magnéto Rigoberto :



     Les images parlent d’elles même : Cri de guerre, dynamique de groupe, confrontation à l’histoire du club et à ce que représente son blason, tout y est, l’hommage aux anciens, en particulier à Edmundo, idole alviverde des nineties, a beaucoup ému et aura même fait pleurer ce dernier. Il faut noter que Zé Roberto n’avait jamais joué pour le club paulistano et qu’il n’y a pas non plus été formé. La performance n’en est que plus honorable. Va sans dire que Palmeiras s’est imposé face à Audax, 3 buts à 1.

     Si la saison est encore longue pour les hommes d’Oswlado de Oliveira, tout cela est tout de même de bon augure. En attendant la confirmation, si Palmeiras est grand alors Zé Roberto l’est tout autant.

Sources :



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