mercredi 4 février 2015

Libertadores 2015 : L'Huracán a ravagé Lima, les Corinthians devant les démons du passé

"ON-NE-M'EBOURIFFE-PAS!!!"

     Seconde série de matchs de qualification pour les poules de la Copa Libertadores 2015, ce mercredi soir on voyage à São Paulo (Brésil) et à San Cristóbal (Venezuela). Avant toute chose, revenons sur les partidos d’hier.


L’ouragan a vraiment ravagé Lima, un bon nul pour The Strongest


     Annoncés favoris face au petit intrus, Huracán, les péruviens de l’Allianza Lima ont été balayés 4 buts à rien, à domicile, par les argentins. Ce n’est donc pas en survêt mais bel et bien en costard Hugo Boss que le club formateur de Javier Pastore s’est pointé à l’entrée de la boîte. Le club incas, pourtant habitué, semble quant à lui bien parti pour se faire refouler comme un vulgaire has-been de téléréalité.

     A Morelia, au Mexique, les boliviens de The Strongest – ce nom, ce nom… – sont venus chercher à un bon match nul un goal partout – dédicace à nos amis belges – de bon augure pour la suite, tant les déplacements au pays de la coca sont difficiles. Au final, le geste le plus gangsta de la partie ne revient ni à La Familia mexicaine, ni à l’homonyme de Pablo Escobar, mais bien à l’homme en noir qui a su montrer à ce dernier qui était le boss. Thug life.


David vénézuélien vs Goliath paraguayen


     Le premier duel de ce soir voit se présenter Cerro Porteño (Paraguay) face au Deportivo Táchira (Venezuela). Comme bien souvent, lorsqu’une équipe vénézuélienne est concernée, le déséquilibre est fortement prononcé. A ma gauche, en déplacement certes mais bon, El Ciclón d’Assución, 4e au classement des participations à la Libertadores (37, aucune victoire mais demi-finaliste multirécidiviste), qui viendra chercher ici sa 100e victoire dans la compétition. A ma droite, El Carrusel Aurinegro de San Cristóbal, 70 matchs dans ce tournoi, 9 victoires, 19 nuls et 41 défaites. Est-il nécessaire d’en dire plus ? Les paraguayens partent donc archi-favoris mais attention tout de même à ne pas se faire surprendre comme l’Allianza la veille.

La Colombie, mauvais souvenirs pour les Corinthians


     Le défi sera également de taille pour les colombiens d’Once Caldas, qui affronteront en deuxième partie de soirée, l’épouvantail brésilien du Corinthians dans leur antre tout neuf, inauguré à l’occasion de la Coupe du Monde, l’Itaquera. Le club de São Paulo, revient après un an d’absence sous la houlette de Tite, qui fait son retour au timão avec qui il avait remporté la Libertadores et la Coupe du Monde des Clubs en 2012. Les visiteurs ne sont pas non plus des rookies, puisqu’ils avaient pour leur part été sacrés en 2004. Les deux équipes sont certaines en cas de qualif’, d’atterrir dans le groupe de la mort, déjà composé de San Lorenzo (Argentine), tenant du titre, São Paulo FC (Brésil), qui est un club très fort, si, si, c’est comme ça, on vous le dit, faut nous croire, et enfin Danubio (Uruguay), moins fort mais quand même un peu aussi. Gare à l'histoire : Les Corinthians sont l’unique club brésilien à avoir un jour été éliminé en pré-Libertadores. C’était en 2011, face à Tolima, club colombien comme Once Caldas. L’événement avait poussé Ronaldo – le vrai, le beau, le gros – à la retraite et Roberto Carlos à l’exil au Daguestan.


mardi 3 février 2015

Libertadores 2015 : La Coupe des Libérateurs est de retour !

Alors si on observe bien, on distingue un peu Neymar dans le reflet...

     Ce soir, c’est mardi soir et mardi soir c’est ? C’est ? Non, pas Ligue des Champions, en plus elle dort encore celle-là. Non ce soir c’est le retour de la Copa Libertadores et de ses ambiances de folies !


     La 56 édition du trophée le plus estimé des clubs d’Amérique Latine débutera ce soir avec les premieres rencontres de la phase préliminaire de qualification. Ce sont 12 équipes qui s’affronteront cette semaine puis la semaine prochaine pour les matchs retour, dans le but de décrocher un ticket pour les poules. Et il y a du monde au balcon pour ce tour de chauffe, en effet l’Estudiantes la Plata (Argentine), le Nacional Montevideo (Uruguay), les Corinthians (Brésil) et Once Caldas (Colombie), soit 4 anciens vainqueurs du tournoi, devront passer par là pour faire honneur à leur réputation.

Alerte ouragan sur Lima


     Les premiers à entrer en scène aujourd'hui, seront l’Allianza Lima (Perou) et Huracán (Argentine). Les incas connaissent très bien le videur puisqu’il s’agit là de leur 24e participation, pour deux demi finales comme plus grandes performance, en 1976 et 1978. Assez VIP pour rentrer ? Face à eux se dressera un ouragan argentin cher au Flaco Pastore, qui sévissait pourtant en deuxième division l’année passée. Huracán doit en effet sa participation à sa victoire surprise en coupe nationale. El Globo n’avait jusqu’alors qu’une seule expérience en Libertadores, lors de son âge d’or, en 1974. Seulement revêtus de survêts Sergio Tacchini, les argentins risquent fort de se faire recaler à l’entrée.

Un match plutôt badass entre mexicains et boliviens


     Plus tard dans la nuit, ce sera au tour des Monarcas Morelia (Mexique) et du magnifiquement nommé, The Strongest (Bolivie), de s’affronter. Si « les Chtis » du monde latino-américain, perdront à cette occasion leur virginité dans la compétition, les boliviens jouteront de leur côté pour la 21e fois, étant parvenus au mieux à atteindre par trois fois les huitièmes en 90, 94 et 2014. Détail pimenté : alors que la réputation de Morelia en matière de banditisme n’est plus à faire – la ville abrite la Familia, l’un des cartels les plus puissants du Mexique –  les andins pourront compter dans leurs rangs un certain Pablo Escobar, capitaine de l’équipe et homonyme d’El Patrón. Ça sent la poudre…


     La Copa Libertadores sera diffusée sur Ma Chaîne Sport et sur Eurosport pour les français de France. Pour les français du continent concerné, il ne devrait y avoir aucun soucies. Pour les français d’ailleurs, et bien : Rojadirecta, la valeur sûre.

lundi 2 février 2015

Brésil : Quand Zé Roberto la joue "à la Invictus"

"Ce soir on fait un churrasco en enfer bande de moules!!"

     Deux relégations depuis 2000, un titre national qui fuit depuis 20 ans maintenant, une nouvelle descente en Serie B évitée lors de la dernière journée du Brasileirão 2014 : si Palmeiras a un souhait pour 2015, c’est bien celui de redorer son écusson. Pour cela, les verts du brésil vont avoir besoin d’une équipe de guerriers, et certains l’ont bien compris.


     La nouvelle recrue du Verdão, le vétéran Zé Roberto – oui, oui le joueur le plus cher de Football Manager 98/99, celui du Bayer et du Bayern – a 40 balais et 20 ans de carrière derrière lui. C’est ce que l’on appelle un homme d’expérience. Et c’est probablement pour cela que les dirigeants de Palmeiras en avaient fait leur priorité pour la saison 2015. La capacité de mener un groupe à la bataille du chilien Valdivia, capitaine de l’équipe l’année passée, pouvant être légitimement discutée à la vue des résultats catastrophiques de la Palestra, ils sont donc allés chercher le milieu de terrain au Gremio de Felipe Scolari. Zé Roberto déclarait à ce propos en décembre qu’il était bien content de rejoindre São Paulo, sa ville natale, puisque sa compagne y était restée et qu’il allait donc pouvoir mettre fin à une trop longue abstinence sexuelle. Pas trop dur à convaincre le bonhomme.

     Revenons à nos cochons – le cochon est l’un des symboles de Palmeiras, z’avez compris ? Haha – l’on pouvait donc s’accorder à penser que la mission principale de ZR allait être de motiver le groupe, montrer la voie à suivre. Si telle était la raison de son arrivée alors c’est pour le moment une franche réussite ! Ce week-end débutait le championnat de l’état de São Paulo, pour le compte duquel Palmeiras recevait Audax. Juste avant le début de la rencontre, l’ancien international (84 sélections) a réuni ses coéquipiers et le staff technique pour livrer un discours digne de Leonidas dans 300, jugez plutôt, magnéto Rigoberto :



     Les images parlent d’elles même : Cri de guerre, dynamique de groupe, confrontation à l’histoire du club et à ce que représente son blason, tout y est, l’hommage aux anciens, en particulier à Edmundo, idole alviverde des nineties, a beaucoup ému et aura même fait pleurer ce dernier. Il faut noter que Zé Roberto n’avait jamais joué pour le club paulistano et qu’il n’y a pas non plus été formé. La performance n’en est que plus honorable. Va sans dire que Palmeiras s’est imposé face à Audax, 3 buts à 1.

     Si la saison est encore longue pour les hommes d’Oswlado de Oliveira, tout cela est tout de même de bon augure. En attendant la confirmation, si Palmeiras est grand alors Zé Roberto l’est tout autant.

Sources :



Il est devenu quoi lui ? : Aloisio

Alex?! T'es où? Je te vois pas p****n! Alex?!

     Puissance, boucle d’oreille, tête de bandit et samba. De 1999 à 2003, du Forez à la capitale, Aloísio a semé sa joie de vivre dans l’hexagone. Mais qu’a-t-il donc bien fichu depuis son départ du PSG en 2003 ?


Déboires chez les tatars


      En 4 saisons chez les gaulois, Aloísio Chulapa, comme il est appelé au pays, n’aura pas remporté de grands titres, aura déploré plusieurs blessures aussi, ce qu’il aura au moins gagné en revanche, c’est l’affection des supporters stéphanois puis parisiens, mais également du public français en général. Toujours accompagné durant cette période de son grand ami Alex Dias, rencontré dans les rangs de Goiás, il garde lui même de très bon souvenir de son passage en France. A son arrivé en 2003 au PSG, Vahid Halilodzic dresse une liste de joueurs sur lesquels il ne comptera pas : l’armoire brésilienne en fait parti. Un retour dans le chaudron en D2 ? Non. Au pays pour se refaire la cerise chez les siens ? Pas encore. Son choix se portera, pour d’obscures raisons, sur le Rubin Kazan, qui n’a alors rien de l’outsider régulièrement européen que nous connaissons de nos jours. Malheureusement l’expérience russe tourne au calvaire, son corps continu de lui faire défaut et sa famille ne s’adapte absolument pas au rude climat tatar. Cette fois ci c’est là bonne : Aloísio rentre à la maison. A Paris, suite à son départ, Vahid lui trouve un remplaçant, lusophone lui aussi, un certain Pedro Miguel…

São Paulo FC, gloire et amour du maillot


     Son retour passe alors par l’Atlético Paranaense à Coritiba qu’il rejoint à l’hiver 2005. Ses débuts sont discrets et la torcida du Furação commence rapidement à lui en tenir rigueur. Et puis le déclic : un doublé lors d’un quart de finale de Libertadores contre le Santos de Robinho et Diego. Dès lors, Sangue Bom, redore son blason et emmène les rubro-negros jusqu’en finale de la coupe continentale où il tombe finalement face au São Paulo FC, malgré un but de la bête de l’attaquant. Cela n’échappe pas aux são-pauliños, qui l’enrôle tout de suite après, en vue de la Coupe du Monde des Clubs.

Bonne pioche, entre Aloisio et le SPFC, son club de cœur, ça match comme sur Tinder. Sangue Bom trouvera sa place au sein du collectif tricolor dès son arrivée, et remplira parfaitement sa première mission en participant activement à la conquête du titre de champion du monde des clubs. En finale face au Liverpool de Benitez, il délivrera un amour de passe de l’exter’ à Mineiro qui inscrira le but victorieux, magneto João :


Trois saisons, trois titres consécutifs de champion du Brésil lors desquels il sera accompagné sur le rectangle vert par quelques blases de renoms tel que Lugano, Hernanes, Miranda, Grafite, Amoroso, Oscar, Tardelli et bien entendu la légende Rogerio Ceni. A 30 ans passés, le charismatique Aloisio rencontre enfin la gloire qu’il mérite sans que rien ne vienne lui faire obstacle.

Un chewing-gum Aloisio ?


     Aloisio Chulapa quittera finalement São Paulo en 2008 pour une petite pige au Qatar. Une fois sa retraite assurée, il acceptera un ultime challenge au haut niveau : faire remonter le Vasco da Gama si chère au Baixinho Romario, son idole. Un passage qui manqua de lui être fatal, puisqu’il frôlera l’étouffement lors d’un match après avoir… avalé son chewing-gum de travers. Une fois sa mission accomplie, il partira écumer les terrains et les comptoirs des divisions inférieurs brésiliennes.

A pile 40 ans, fêtés ce 27 janvier dernier, o Sangue Bom continue son petit bonhomme de chemin, sous le maillot de l’Ipanema Atlético Club dans son petit état natal d’Alagoas. Tout cela en parallèle de son grand délire du moment : twitter des blagues avec de la bière Skol, qu’il rebaptise à chaque coup « Danone », un délire qu’il déclare tenir d’une sommité en la matière : O Imperador Adriano…


A la cool! Saùde!

Photo prise au bar "Le Balto", Le Havre, 7h du matin
Ha-ha, quel déconneur...



... nan... on ne sait plus trop quoi écrire là...