jeudi 29 janvier 2015

Mexique : El Tri abandonne le vert!

En noir et blanc, les mexicains se croient dans un clip de Mondino

     What the fuck ?! Ou plutôt : No mames que es esta chingadera ?! L’info avait fuité depuis quelques mois sur la toile, mais aujourd’hui Adidas l’a confirmé : La sélection mexicaine ne jouera plus en vert, du tout, du tout, jusqu’en 2018 et la Coupe du Monde en URSS.


Black & White


    Tout cela est on ne peut plus sérieux, Miguel Herrera, sélectionneur d’El Tri, et Teo Huseman, directeur de la marque aux trois bandes, sont venus annoncer en personne la drôle de nouvelles lors d’un programme télévisé national. La camiseta local sera donc noire avec des touches de vert fluo, tandis que la visitante sera blanche avec, elle aussi, des touches de vert mais également un peu de rouge, on y était presque, mais non. En comparaison, cela reviendrait à annoncer que la bande à Deschamps ne jouerait plus en bleu mais, disons, en marron et fuchsia, avec une touche de bleu ou que le mythique maillot jaune or brésilien disparaitrait au profit d’une tunique rouge fluo et souris, si, si c’est une couleur.

Un spot sur lequel les créas ont du sacrément plancher…


    Le spot diffusé par la firme allemande nous justifie avec poésie ce choix si particulier, en nous expliquant, accrochez-vous : que l’histoire ne gagne pas les matchs, que les souvenirs ne viennent pas sur le terrain pour jouer à ta place, que ce même terrain n’a pas de mémoire, que les statistiques ne peuvent prévoir le futur, qu’elles ne parlent que du passé, que les couleurs ne gagnent pas non plus les match – on y viens, on y viens – ni le numéro que tu portes d’ailleurs, que l’histoire s’écrie sur le pré, minute par minute, que ses statistiques justement, se crées sur chaque passe, chaque tacle, et que donc peu importe tes couleurs ou ton numéro, l’important c’est que tu ne changes pas ce qui est à l’intérieur de toi etc. etc., et attention punchline finale : On ne gagne pas avec un maillot, on gagne avec le cœur ! Et slogan à l’appuie pour emballer le tout « Le vert s’emmène dans le cœur (sic) ».

… que Monsieur le directeur ravagea en une phrase


     Dieu que c’est beau, et honnêtement ils auraient peut être du s’arrêter à ce postulat qui, somme toute, est assez défendable. Mais, merci de nous faire rire Teo, Mr. Huseman a semble-t-il rajouté aux côtés d’El Piojo Herrera que : « l’idée de ces deux maillots est de refléter la dualité entre ce que cela signifie de jouer à la maison et à en dehors d’elle (sic) ». Ça c’est ce que l’on appelle une pinche explication de galeriste du 4e arr., à propos d’une œuvre d’art contemporain qui se moque de votre manque d’initiation en la matière. Ou de la poudre yeux, du flanc, de la saucissonade.

Non mais qu’est ce qu’ils ne feraient pas pour vendre…

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