lundi 29 juin 2015

Copa America 2015 : Eliminé, le Brésil évite le pire...

Plat du pied, sécurité. C'est pas compliqué!

     Comme il y a quatre ans, le Brésil affrontait en quart de finale un Paraguay que l'on annonçait largement à leur portée. Comme il y a quatre ans, le Brésil s'est fait accrocher et sortir aux tirs au but.


Le Paraguay, la force tranquille


     Désireux de chasser les démons du passé, qu'ils soient récents ou anciens, la formation de Dunga a démarré son match pleine d'enthousiasme et de bonne volonté. Aux avant-postes, le quatuor formé par Firmino, Coutinho, Robinho et Willian animent généreusement le jeu brésilien, accaparant totalement la possession de la pelote. Dès les premières minutes, le milieu de la Mersey envoie un cachou qui manque de surprendre le rempart paraguayen. Rapidement, le travail va payer et, sur un joli mouvement parti d'une aile pour aller à l'autre, Robinho claque dans les filets un centre à raz-terre de Dani Alves laissé filé par Firmino. C'est bien, et l'on se dit que ce Brésil va peut être retrouver un brin de dignité, d'autant plus que défensivement la copie est plutôt correcte. Heureusement, car l'on sent que les rouges et blancs ne lâcheront pas le morceau, et que le moindre relâchement pourrait se payer cash.

Une histoire de patience et jeu de nerf donc. Et à défaut d'être jeunes et talentueux, la bande de vieux briscards guaranis a cette qualité pour elle. Cela, et le métier comme on dit quand on a que cela comme argument. Sans briller mais bien en place, le Paraguay va peu à peu éteindre les ardeurs brésiliennes, notamment grâce à l'excellent Paulo Da Silva, un bonhomme qui a débuté sa carrière une année où Zizou jouait sa première saison à la Juve et Gueugnon son unique saison en D1 (en D1...). Des vieux loups de mer on vous dit. 

A force d'abnégation, ils finiront enfin par faire douter les auriverdes, ce qui, vous me ferez remarquer ma bonne dame, n'est pas forcément trop difficile vu leur mental en mousse. A la 72e, sur un centre du très intéressant Derlis Gonzalez, la caution jeunesse & technique du Paraguay, Thiago Silva réalise sa spéciale, bien connue des supporters parisiens : La faute de main dans la surface. Pénalty. Gonzalez. 1 à 1. Fantôme de 2011. 

Réapprendre à tirer un pénalty


     Malmenés pendant toute la fin du match par le jeune numéro 10 du FC Bâle, le Brésil parviendra tant bien que mal à atteindre la séance de tirs au but. Petit jeu auquel les héritiers du grand Romario sont de plus en plus ridicules. Non mais qu'est ce que c'est que ces courses d'élan à la noix! Le loupé d'Everton Ribeiro est symptomatique du manque de technique des brésiliens sur cet exercice. Les péno, ça se travaille, et Monsieur Dunga, champion du monde 94 grâce à eux devrait le savoir. Pendant ce temps les paraguayens claquent des minasses en plein milieu des cageots, ouais, comme en DH, sauf que ça, ça rentre. Malgré une balle de match gâchée par Roque Santa Cruz, le job est proprement terminé, encore une fois grâce au jeune Derlis G..

Pour tout dire, ce Paraguay ne passera sûrement pas les demi-finales. Valeureux mais trop limité en somme. Mais ce que l'on retire de ce match, c'est que le Brésil n'a pas réellement raté son match non plus. Il a fait ce qu'il a pu, face à une équipe moyenne du continent sud-américain. Alors on peut se dire que cette élimination peut être positive pour eux : avec un mental aussi pauvre et cet embarrassant manque de vrai talent, le match face à l'Argentine qui se profilait se serait certainement soldé par une sérieuse déroute. 

Le Brésil peut remercier les Paraguayens, il évite une probable et humiliante correction face à leur pire rival. On se console comme on peut...

  

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