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| "Piuw, piuw, piuw!" Gamin va! |
Rapide, net et sans bavure. Pour son quart de finale face à la Bolivie, le Pérou n'a pas fait de sentiment et a rapidement coupé court à tout espoirs de voir le voisin andin en demi. L'un était tout simplement plus fort que l'autre.
Si la défense bolivienne eut été aussi performante que l'arrière garde uruguayenne, l'on eut pu assister à la même rencontre que mercredi. Sauf qu'avec des "si" on peut faire gagner des titres au Stade Rennais, et les habitants de l'Altiplano n'ont pas fait illusion bien longtemps.
Dès l'entame de jeu, les péruviens ont confisqué le précieux et se sont installés en terre voisine. C'est logiquement grâce à leur joueur vedette, Paolo Guerrero, qu'ils ont fait mouche. A la 20e et à la 23e minute de jeu, le nouvel attaquant de Flamengo exécute froidement le suspense du match. Le premier est venu sur un beau mouvement du milieu de terrain, où cette vieille canaille de Farfán était aligné pour la première fois du tournoi, qui aboutira sur un centre de Vargas conclu par le numéro 9. Le second fut logiquement le fruit d'une contre attaque assassine, alors que les boliviens s'étaient découverts après l'ouverture du score. Cueva servait Paolo par dessus la défense, ce dernier fera le taf en un contre un. Un quart de match s'est écoulé et, sauf miracle, la messe est dite.
Non pas que Los Verdes ont été ridicules, non, non. Moreno a tenté tant bien que mal d'attirer des balles exploitables. Il obligera d'ailleurs le dernier rempart inca, Gallese, a sortir l'une des plus belles parades de la Copa avec une tête puissante. Quelques frappes auront également été décochées, sans réel danger pour les rouges d'un soir. Bien seuls au milieu de terrain, Chumacero et Bejarano se sont bien battus, en vain. Le défaite bolivienne vient d'ailleurs de cette zone de jeu, où la ligne verte était dépeuplée par le renfort d'une défense passée à 5 : Au coeur du jeu, le Pérou leur a marché dessus.
La seconde période, bien gérée par les hommes de Gareca, verra le condor se rebeller autant qu'il l'a pu, par quelques offensives non cadrées, sans danger. Ils auraient même pu réclamer avec plus de véhémence, un pénalty logique sur une sortie hasardeuse du portier péruvien dans les pieds de Cueva. Mais Guerrero, encore lui, interceptera une passe de poussin de Bejarano, dans l'axe (oui dans l'axe, nom d'une pipe!!!!!), et ira tranquillement achever la Bolivie.
Le pénalty obtenu à la 84e, transformé par Moreno, n'est qu'un mirage, le Pérou passe son quart de finale avec facilité, 3 but à 1. En demi, les incas affronteront le Chili, une autre paire de manche.

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