samedi 27 juin 2015

Copa America 2015 : L'Argentine est tombée sur un Ospina

A 11 contre un en même temps...

     Une bien belle affiche que nous offrait là ce quart de Copa America. Entre une Argentine jouant jusque là de désinvolture et une Colombie qui se cherchait, on attendait un joli spectacle. On l'a eu.


     Allez, on va se les répéter une nouvelle fois : Messi, Aguëro, Di Maria, Pastore sur le pré, Tévez sur le banc. Les 5 joyaux offensifs de l'Albiceleste doivent réellement donner envie de pleurer aux défenses adverses. Quant au prix de cette petite bande, il devrait sûrement combler une partie de la dette argentine, Mme Kirchner devrait y penser. 

Comme espéré, pour leur premier rendez-vous de grande importance, l'Argentine a enfin pris les choses au sérieux et a rendu fous ses adversaires. Impossible d'observer une réelle tenue de poste entre eux, toutes ces permutations et ces automatismes ont donné l'impression d'assister à un match de Five. Contrôles orientés, décalages, une-deux, feintes ils auront tout fait pour mettre à l'amende la pauvre défense de Pekerman. De la tête et des deux pieds Lionel et ces sos' ont fait exploser cette dernière dans un feu d'artifice d'actions dangereuses. Une bande de raptors lâchés dans le parc de John Hammond. Mais...

     Mais : David Ospina. Arsene Wenger est actuellement sur le point de le laisser partir en Turquie pour faire venir Petr Cech. Notre avis que la grande saucisse de Strasbourg doit désormais être en train de se remuer les méninges pour savoir s'il n'est pas en train de faire une énorme bêtise. Le gardien des cafétéros a tout sorti. Double arrêt, parade sur sa ligne, Momo (oui, c'est selon wikipedia, l'un de ses surnoms) a écoeuré l'attaque en or des argentins, a tel point que Lionel M. en personne a déclaré aux micros de TyC Sports, à propos de l'un de exploit de l'homme de la soirée : "Je pensais qu'il allait rester au sol. Quand j'ai vu qu'il s'était déjà relevé pour l'arrêter, je voulais mourir". 

Et heureusement que Diospina était là, car aux avant postes, c'est la Colombie que l'on a vu face au Pérou et au Venezuela qui tentait péniblement d'exister, soit : Un Cuadrado intermittent, un James rincé, qui doit être heureux d'être enfin en vacances, et un capitaine Radamel au moral aussi rayonnant que celui des supporters de l'OM. La titularisation de Jackson Martinez à la place de Teo Gutierrez n'a rien changé, au vrai c'est dans l'entre jeu que résidait le réel problème. Sans Carlos Sanchez, sûrement le meilleur colombien de la compétition jusqu'ici, Ibarbo et Mejia se sont fait bouffer par Biglia et El Patron Mascherano, sevrant les attaquants cafétéros de ballons, étouffant chaque tentative de progression.

     Ospina a donc tout sorti. Tout? Pas vraiment. David aura réussi à emmener Goliath jusqu'à la séance de pénalty où, cruellement, il n'aura pas réussi à être décisif. Au contraire de son homologue argentin, Romero, qui stoppera la transformation de Zuñiga. En plus de ce dernier, Muriel et le très bon Murillo auront eu un malheureux instant de faiblesse, comme Rojo et Biglia côté gaucho. C'est un de trop pour la Colombie, qui laisse continuer l'Argentine.  


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